Apporter un soutien structurel, encourager l’élevage français et éviter la décapitalisation, tels sont les objectifs de l’aide de six millions d’euros, annoncée par Sanders, le 14 septembre 2022 au Space, à Rennes. « Elle s’adresse aux élevages de toutes tailles, de toutes espèces et de toutes régions », appuie Philippe Manry, directeur général de Sanders.

Le dispositif se décline en trois volets distincts. Le premier est une aide à la création ou à la reprise, destinée aux jeunes installés depuis au maximum cinq ans en élevages de chèvres laitières, de lapins, d'ovins à viande, de bovins d’engraissement, de volailles de chair ou encore de porcs. « Destinée à l’éleveur et non à l’exploitation, elle peut s’élever de 2 000 à 100 000 € selon les dossiers », expose Philippe Manry.

« Sécuriser le prix de revient »

Le second volet concerne la modernisation des élevages. « C’est une aide partielle et non une subvention, plafonnée à 3 000 € par projet et 15 000 € par exploitation », poursuit le directeur général de Sanders. Les projets candidats devront concerner le sanitaire, la durabilité, les performances zootechniques ou la valeur ajoutée sur les productions.

Enfin, troisième volet concerne l’achat d’aliments dont le taux de protéines dépasse 32 %, pour les élevages de vaches laitières, de bovins viande, « et dans une certaine mesure les porcs ». Elle consiste à adosser aux contrats une option permettant aux éleveurs de profiter d’éventuelles baisses des prix des matières premières. « C’est une assurance qui permet de donner de la visibilité et sécuriser le prix de revient », promet Philippe Manry.