Après une année 2020 atypique, 2021 montre un retour aux tendances historiques. Sur les neuf premiers mois, les abattages de volailles sont en baisse (- 2,5 %), notamment dû au décrochage des abattages de canards gras (- 26 %), filière marquée par l’épisode de d’influenza aviaire, et de dinde (- 8 %). Seul le poulet est à la hausse (+ 2 %) et le canard à rôtir (+ 0,7 %) qui profite du manque de magret. Du côté du commerce extérieur, les exportations de volailles diminuent vers l’Asie en raison de l’influenza aviaire mais sont compensées par une progression des envois vers l’UE à 27 (+ 54,9 %). Il s’agit de découpes à faible valeur ajoutée. Les importations de poulet repartent ainsi à la hausse (+ 10,4 %) en particulier depuis les pays européens. Il s’agit pour l’essentiel de volailles fraîches et de préparations, en lien avec la reprise de la RHD. En 2021, 45 % du poulet consommé est importé, niveau équivalent à 2019, alors qu’il était descendu à 41 % en 2020. Après avoir connu un boom en 2020 en raison du confinement, la consommation à domicile est en baisse sur les dix premiers mois de 2021 mais en hausse par rapport à la même période en 2019. Les découpes de poulet et les élaborés tirent la demande.

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Chiffres et bilans de l’agriculture : La France des productions végétales et animales en 2021