Plusieurs outils existent pour atténuer la douleur du porcelet lors de la castration. Mais tous ne sont pas efficaces. L’Ifip et l’Inra ont testé différentes modalités, présentées par Valérie Courboulay, de l’Ifip (1).

> Analgésie sous kétoprofène ou méloxicam.

> Anesthésie locale sous lidocaïne, couplée ou non à de l’adrénaline, ou sous procaïne. Les deux molécules ont à peu près la même efficacité. La quantité conseillée est de 0,5 ml de produit à 2 % par testicule (soit 20 mg par porcelet). Attention, l’injection elle-même est douloureuse.

> Anesthésie générale sous gaz isoflurane ou CO2. Pratiquée dans certains pays (Suisse, Pays-Bas), elle est peu utilisée en France. Elle nécessite un équipement coûteux et davantage de travail (deux minutes et demie par porcelet).

Le coût est de 1,62 € par porcelet pour une anesthésie générale, contre 0,30 € pour une anesthésie locale et 0,17 € pour une analgésie.

 

Associer les deux

« Pendant la castration, l’anesthésie est la plus efficace, souligne Valérie Courboulay. Mais l’effet est de très court terme. Ensuite, le processus inflammatoire reprend. » En revanche, l’analgésie l’emporte pour soulager la douleur post-opératoire. « La solution la plus efficace est donc une anesthésie locale (préférer la lidocaïne), au moins trois minutes avant l’opération, couplée à une analgésie après l’opération. »

(1) Lors des Journées de la recherche porcine 2018.