À7,07 €/kg de carcasse sur la deuxième semaine du mois d’août 2021 (1), le prix moyen de l’agneau français reste à un niveau supérieur à celui des années précédentes. Depuis le début de l’été, les tarifs retrouvent une courbe légèrement ascendante, après une baisse continue depuis Pâques.

 

« L’Aïd à la fin du mois de juillet a occasionné un léger redressement de la cotation, précise Cassandre Matras, de l’Institut de l’élevage. L’écart avec la cotation de l’année dernière a tendance à s’amenuiser. » Début août, le prix de l’agneau est supérieur de 27 centimes d’euro à celui de 2020, alors que la différence a atteint plus de 1 €/kg.

Recul des importations

L’offre actuellement limitée et le recul des importations de viande sur le premier semestre (16 % par rapport à 2019) participent à la bonne tenue des prix. « Les envois du Royaume-Uni notamment ont fortement reculé, ajoute Cassandre Matras. Ils sont en baisse de 23 %, en cumul sur les six premiers mois de l’année par rapport à 2019. Les abattages britanniques en baisse en 2021 et les cours élevés rendent l’agneau peu compétitif. »

 

En Irlande aussi, les abattages reculent en 2021. « L’offre de ce pays est plus étalée, car les agnelages sont de plus en plus tardifs dans le but notamment de mieux valoriser l’herbe », ajoute-t-elle. Les exportations néo-zélandaises sont stables, alors que l’Espagne renforce sa production et ses envois. « Depuis le début de l’année, l’Espagne nous a envoyé 9 000 tonnes-équivalent carcasse (tec), soit 1 000 téc de plus qu’en 2019 », détaille Cassandre Matras.

 

Selon les opérateurs de la filière, l’offre d’agneaux français devrait reculer dans les prochaines semaines et soutenir la cotation du quatrième trimestre.

 

(1) Selon FranceAgriMer.