Fin 2020, les prix des vaches allaitantes ont affiché des niveaux bien supérieurs aux deux années précédentes. En semaine 52, du 21 au 27 décembre 2020, le cours de la vache U s’est hissé à 4,47 €/kg de carcasse, en hausse de 3 % par rapport à 2019 et de 6 % au regard de 2018. La vache R s’échange à 3,96 €/kg (+7 % par rapport à 2019 et + 6 % à 2018).

Un léger redressement pour les réformes laitières

En réformes laitières, le dynamisme des ventes de viande hachée participe au soutien des cours. La cotation de la vache P affiche 2,77 €/kg de carcasse (+8 % par rapport à 2019 et + 4 % à 2018).

 

« Le cours de la vache O, établi à 3,02 €/kg, profite moins de ces changements d’équilibre de marché (+2 % par rapport à 2019 et -1 % à 2018), analyse Caroline Monniot, de l’Institut de l’élevage (Idele). Mais un léger redressement a été amorcé en décembre, soutenu par la hausse des prix dans les pays voisins. »

Une offre de vaches en baisse

S’agissant des abattages, l’activité en réformes laitières augmente de 2 % entre les semaines 48 à 52 par rapport à 2019. A contrario, les abattages de vaches allaitantes se replient de 2 %. Au 1er décembre, les cheptels de vaches laitières et allaitantes reculent respectivement de 2 % et 1,4 % sur un an.

 

« Le troupeau laitier a enregistré moins d’entrées de génisses de renouvellement et plus de ré­formes, ce qui a accéléré la décapitalisation en cours, observe Caroline Monniot. Du côté du cheptel allaitant, c’est le phénomène inverse : moins d’abattages et un peu plus d’entrées sont comptabilisés en comparaison à 2019, mais le solde reste négatif. »

Le surstock de jeunes bovins se résorbe

Depuis mi-novembre, les cours des jeunes bovins connaissent une sensible hausse, mais restent pour autant à des niveaux très bas. « Au 3 janvier 2021, le surstock en ferme, estimé à 3 000 têtes, est quasi résorbé à l’échelle nationale, informe l’experte.

 

En novembre, les expor­tations de viande bovine ont progressé de 10 % vers l’Allemagne. Outre-Rhin, la filière a été confrontée à une baisse d’effectifs à l’engraissement et des arrêts tem­­poraires de chaînes d’abattage. » Sur la même période, les importations françaises de viande ont chuté de 30 %.

Lucie Pouchard