Une histoire sans fin. « Malgré le fort soutien financier de l’État et de l’Union Européenne et les efforts nécessaires réalisés par l’ensemble de la filière sur la biosécurité, force est de reconnaître que le virus de l’influenza aviaire se maintient. » Tel est le constat que posent l’Association foie gras Sud-Ouest (Palso) et l’Association interrégionale des producteurs de volailles maigres en Nouvelle-Aquitaine (Airvol), dans un communiqué joint diffusé le 23 août.

 

Pour y remédier, un essai grandeur nature et inédit se profile pour cet hiver. Les producteurs et entreprises du Sud-Ouest, « avec le concours de leurs organisations interprofessionnelles régionales, des associations IGP et Label Rouge et des chambres consulaires du Gers, des Landes, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques », vont réduire le cheptel avicole.

Moins de volailles sur la période à risque

Il est notamment question d’une « réduction de la production de volailles de 40 % dans la zone Sud Adour » avec « certains élevages vides entre le 15 décembre et le 15 janvier », explique Bernard Tauzia, le président d’Airvol, à La France Agricole. Cela représente 500 000 canards et 600 000 autres volailles en moins.

 

Une enveloppe de 12 millions d’euros est nécessaire pour financer cette initiative. Bien loin des « 500 millions par an en indemnisations » si cela s’avère bénéfique. À ce jour, « le financement de la démarche est partiellement pris en charge par l’État », nous apprend Benard Tauzia. De quoi indemniser les producteurs à vide, mais pas encore les entreprises qui assurent les débouchés commerciaux. Ces mesures volontaires supplémentaires, combinées à « la vaccination des palmipèdes attendue pour 2023 », donnent de l’espoir.