« Afin de financer de manière fiable la compensation des désavantages concurrentiels et la transformation de l’élevage, le groupe parlementaire du Land de Basse-Saxe (FDP) mise sur un fonds fédéral pour le bien-être animal, alimenté par une taxe affectée au bien-être animal sur les produits carnés », indique-t-il dans un communiqué publié le 15 août 2022. Cet outil de financement doit aider à financer la restructuration du secteur de l’élevage en Allemagne vers des normes plus élevées.

Vers une entente

Un changement de position vivement salué par les Verts et les parties prenantes. Jusqu’alors, le FDP était opposé à un financement dédié à la transformation des porcheries « C’est un soutien important pour garantir une meilleure protection des animaux et une concurrence équitable », a réagi Renate Künast, des Verts.

 

Des attentes sur l’étiquetage obligatoire de l’origine

En contrepartie, le groupe parlementaire du Land de Basse-Saxe demande des mesures concrètes afin de « créer des conditions équitables de concurrence » et « offrir des perspectives » aux agriculteurs.

 

« Il faut s’assurer que ces fonds parviennent effectivement aux éleveurs. C’est surtout le commerce alimentaire de détail qui a la responsabilité de maintenir la charge pour le client aussi faible que possible. Le mieux serait qu’il prenne en charge l’intégralité des coûts supplémentaires », estime le porte-parole du FDP, Hermann Grupe.

 

De même, le parti souhaite que ces mesures soient garanties par un étiquetage obligatoire de l’élevage et de l’origine des animaux.

Un montant de taxe en discussion

D’après le quotidien allemand Handelsblatt spécialisé dans le journalisme économique, « le chef du groupe parlementaire de Basse-Saxe, Stefan Birkner, a déclaré que le ministre fédéral de l’Agriculture, Cem Özdemir (Verts), devait discuter du montant de la taxe avec les parties prenantes. Elle ne devrait toutefois pas dépasser 40 centimes par kilogramme. »

 

« Avec une consommation de 7,4 millions de tonnes de viande par an, cela correspondrait à des recettes de près de trois milliards d’euros, qui devraient être versées via une loi fédérale à un fonds pour le bien-être des animaux. La taxe devrait s’appliquer à tous les pays d’origine et également au commerce de gros », précisent les journalistes allemands.

 

Ces discussions ont, pour l’instant, eu lieu dans le land de Basse-Saxe. Au niveau national, « les partenaires de la coalition gouvernementale, y compris le FDP et les Verts, ne sont pas encore parvenus à se mettre d’accord sur un concept de financement destiné à améliorer le bien-être animal. Le troisième et plus grand partenaire de la coalition, le SPD socialiste, s’est déjà prononcé en faveur de la taxe, mais n’a pas activement poussé à son introduction », rapportait le site Euractiv le 17 août.