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Sur l’ensemble de l’année, la baisse est de 0,5 % en têtes par rapport à 2019. En ovins de réforme, sur la même période, les abattages ont encore plus nettement reculé sur un an : de 4,7 % en têtes et de 2,4 % en poids.

 

Conséquence de ce repli, la production ovine recule. En novembre la baisse atteint 7,3 % en poids. Les agneaux issus des bassins laitiers arrivent sur le marché, mais les exportations, notamment vers l’Espagne, diminuent fortement (–24 %) par rapport à 2019.

 

Des importations bouleversées

En novembre, les importations de viande ovine, en lien avec le deuxième confinement, reculent aussi. Elles baissent de 9,1 % en poids sur un an et de 13,4 % par rapport à la moyenne quinquennale.

 

Le Royaume-Uni, l’Irlande et l’Espagne nous ont envoyé moins de marchandise tandis que la Nouvelle-Zélande a renforcé sa position. « Sur l’ensemble de l’année 2020, les importations totales de viande sont en retrait de 10,3 % sur un an. »

 

Du côté de la consommation, elle est inférieure de 7,4 % en novembre 2020 au niveau de novembre 2019. Sur l’année, la part des importations dans la consommation de viande ovine recule de 3 points, atteignant 52,3 % en 2020.

La cotation reste sur le haut de la crête

En décembre, les cours des agneaux restent tirés par une offre limitée et malgré une demande peu active. A 6,98 €/kg carcasse en moyenne, ils dépassent de 4,8 % le niveau de 2019 et de 7,1 % le cours moyen de la période allant de 2015 à 2019.