Au matin du 6 janvier 2021, les premiers camions chargés de briques de lait sont partis de Saint-Denis-de-l’Hôtel, (Loiret) pour différentes destinations en France (Ingré, Le Havre…). Jusqu’à la fin de février, un million de litres de lait vont être livrés aux 5 400 associations travaillant avec les banques alimentaires. Deux millions de personnes devraient en bénéficier.

Le lait du cœur

C’est une véritable chaîne de la solidarité, baptisée « lait du cœur » qui a été mise en place. Tous les acteurs de la filière ont massivement donné, des producteurs de lait aux vingt-deux transporteurs, en passant par les designers de packaging ou les salariés de la laiterie.

Aider les plus démunis

Pour Olivier Legrand, président de la section LSDH à l’Association des producteurs de lait du bassin Centre (APLBC), il était « évident » de participer à cette opération. « C’est un juste retour des choses. Grâce aux filières équitables comme « C’est qui le patron », notre lait nous est payé plus cher qu’une filière classique : un prix de base de 390 euros pour 1 000 litres. Cela est possible grâce au consommateur qui accepte de payer quelques centimes supplémentaires. C’est normal d’aider les plus démunis. Les producteurs n’avaient aucune obligation, ceux qui ont participé étaient volontaires. »

3 % du chiffre d’affaires

Olivier Legrand, éleveur d’un troupeau de cent vaches, avec deux autres associés à Villeneuve-les-Genets (Yonne), a donné 3 % de son chiffre d’affaires du mois de novembre. Son collègue, Bruno Cormier, éleveur à Fay-aux-Loges (Loiret), a donné 1 000 litres. Au total, l’ADPLC, qui regroupe 350 producteurs pour LSDH, a cédé 100 000 litres de lait. L’autre organisation de producteurs, Bresse Val de Saône, a également donné 100 000 litres de lait.

Des dons avaient déjà eu lieu en juin et en octobre.

Maintenir la polyculture-élevage

À Saint-Denis-de-l’Hôtel, 60 % du lait est produit sous filière équitable. « Notre laiterie permet aux éleveurs de la Région Centre de rester en place et de faire revivre la polyculture-élevage », souligne Emmanuel Vasseneix, président du groupe LSDH.