Après plusieurs mois de « bataille juridique » menée par CIWF au Royaume-Uni, les gouvernements britannique et écossais cèdent. Pour autant, il n’est pas question pour l’Écosse de mettre fin à l’exportation des veaux, comme le sous-entend l’association de protection animale.

 

En rappel à la réglementation, le gouvernement écossais a enjoint son Agence de la santé animale et végétale (APHA) à « renforcer les contrôles des exportations de veaux vivants soumis à un carnet de route », explique Ilona Blanquet, du service de l’économie des filières de l’Institut de l’élevage (Idele).

Consultations publiques à venir

Par ailleurs, « le gouvernement écossais a promis une consultation publique sur l’interdiction des voyages de plus de neuf heures pour les veaux, et le gouvernement britannique s’est précédemment engagé à une consultation distincte sur les exportations vivantes », assure le CIWF dans son communiqué diffusé le 24 septembre 2020.

 

Pour autant, ces mesures sont loin de donner satisfaction à l’ONG. « Davantage de consultations et de vaines promesses ne suffisent pas », estime Peter Stevenson, conseiller politique pour le compte du CIWF au Royaume-Uni. « Nous avons besoin d’une nouvelle législation pour protéger les animaux de cette pratique cruelle et inutile une fois pour toutes. »

« Le combat se poursuit »

L’association annonce d’ores et déjà ne pas s’arrêter là : « Le combat se poursuit donc maintenant au-delà de la salle d’audience », tant qu’il n’y aura pas « d’interdiction complète des exportations d’animaux vivants du Royaume-Uni pour l’abattage et l’engraissement. »

 

Bien que les données statistiques des Douanes ne permettent pas d’isoler le nombre de veaux non sevrés exportés depuis l’Écosse, « il s’agit d’effectifs en faibles proportions », estime Ilona Blanquet, de l’Idele. Sur l’année 2019, 9 800 veaux de moins de 80 kg ont été exportés depuis le Royaume-Uni au total, dont 9 000 à destination de l’Espagne, 500 vers les Pays-Bas et 250 vers la Belgique.