Le « Rendez-vous Tech & Bio élevage » a ouvert ses portes pour deux jours, ce mercredi 9 septembre 2020, sur la ferme du Gaec d’Argirey, à Villers-Pater (70). L’élevage bio y est à l’honneur, mais c’est le monde agricole tout entier qui est mis en avant dans un des seuls salons agricoles qui a résisté à la tempête d’annulations de cette année. La barre des mille visiteurs était déjà largement franchie dès midi.

 

« Plus de 1 600 personnes étaient inscrites deux jours avant le salon », confie Mickaël Grevillot, conseiller bio à la chambre d’agriculture de la Haute-Saône. Il a été l’un des personnages clés de la mise en place de l’événement. « Notre objectif de départ était de 2 500 visiteurs sur les deux jours. A priori, il sera aisément franchi. » Son sourire se devine derrière le masque. Le soleil est au rendez-vous et inonde les trois hectares d’exposition en extérieur où déambulent des visiteurs masqués et heureux de retrouver un événement qui rassemble. « La pluie est attendue depuis le 15 mars, mais cela ne nous dérange pas d’attendre deux jours de plus pour assurer la bonne tenue de ce salon », ironise au micro Christian Decerle, président de la chambre d’agriculture de la Bourgogne-Franche-Comté.

Conférences, démonstrations de matériels et ateliers techniques

Plus de 110 exposants sont présents dans les allées du salon, et une parcelle de 2 ha accueille des démonstrations de matériels. Le désherbage mécanique y occupe une place de choix, ainsi que les différents matériels d’élevage, des clôtures aux équipements de traite, en passant par les cages de contention ou même les chiens de troupeau.

 

Des ateliers techniques sont proposés aux quatre coins de la parcelle et un chapiteau accueille également des conférences. Une chaise sur deux y est condamnée, et les masques sont de vigueur. À chacune des annonces faites au micro, le rappel est fait aux visiteurs de l’importance du respect des gestes barrières. Des masques sont distribués à l’entrée du salon, et des solutions hydroalcooliques sont présentes sur l’ensemble des stands. « Cela faisait partie des conditions imposées pour la tenue de l’événement. Nous avons travaillé depuis le début de la crise sanitaire avec la préfecture en toute transparence », ajoute Mickaël Grevillot.

 

Ce rendez-vous est le deuxième du genre dans la région. En 2016, un événement similaire avait eu lieu en Bourgogne ; celui-ci était consacré aux grandes cultures. « Je suis convaincu que des dynamiques vont se créer à l’issue de ce salon. Des professionnels qui pouvaient être en situation de concurrence jusqu’à maintenant deviendront peut-être partenaires et pourront travailler ensemble à l’avenir, je l’espère ! » conclut Mickaël Grevillot.

 

Les chiffres précis de la fréquentation seront connus dans quelques jours, mais pour l'heure, la bonne humeur est de mise. Les retombées escomptées sur les filières bio locales, particulièrement mises à l’honneur, seront plus difficilies à mesurer dans l'immédiat.