« En 2021, la consommation apparente de viande en France, calculée par bilan, repart à la hausse de 1 % sur un an, soit +0,7 % en moyenne par habitant », rapportent conjointement FranceAgriMer et le ministère de l’Agriculture, dans une note de synthèse publiée le 20 juillet 2022.

 

L’allègement des restrictions sanitaires liées au Covid-19 a permis la reprise des importations françaises de viande. Leur part dans la consommation globale augmente à nouveau, hormis pour la viande ovine. En revanche, les achats des ménages pour leur consommation à domicile, qui avaient entamé une belle progression en 2020, reculent très nettement.

 

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La viande porcine et celle de poulet gagnent des points

L’année dernière, la consommation française apparente de volaille de chair a repris 1,9 % par rapport à 2020. La viande de poulet, comprenant aussi celle de poule de réforme, est toujours aussi apprécié des Français. Sa consommation augmente à nouveau de 5,4 %, pour s’établir à 1,48 million de tonnes-équivalent carcasse. À l’inverse, les viandes de dinde et de canard affichent toutes deux un repli significatif de l’ordre de 7 %.

 

Sur la même période, après deux années de forte baisse, la consommation calculée par bilan de viande de porc se redresse de 1,3 %. Celle de viande bovine est stable. « Elle reste néanmoins la deuxième viande la plus consommée en France, après celle de porc, mais est quasi rejointe par celle de poulet », indiquent FranceAgriMer et Agreste.

 

Quant à la consommation apparente de viande ovine, elle continue de se tasser (–2,7 % par rapport à 2020).

Les achats des ménages retrouvent leur niveau d’avant la crise

« En 2020, sous l’effet de la crise sanitaire, une part importante des volumes de viandes consommés antérieurement en hors domicile s’était reportée sur les achats des ménages », souligne le rapport. En 2021, la tendance s’inverse, avec la réouverture de la restauration.

 

Les quantités achetées de viandes de boucherie reculent de 5,1 % et rejoignent ainsi les niveaux des années qui ont précédé la crise. Toutes les catégories (viande fraîche hors élaborés, élaborés, viande congelée) sont concernées par cette baisse.

 

Les achats de viandes de volailles fraîches et surgelées, tout comme les élaborés de volaille, diminuent également de 6,2 % par rapport à 2020. « Les ménages continuent de privilégier les produits présentant plus de praticité (élaborés, découpes de volaille) qui enregistrent une baisse de consommation moins marquée que les volailles fraîches entières », remarquent FranceAgriMer et Agreste.

 

Pour autant, ce recul en volume ne se traduit pas par une diminution du prix au détail. En effet, le prix moyen d’achat des viandes de boucherie enregistré l’an dernier était de 11,50 €/kg, en hausse de 1,1 % par rapport à 2020.

 

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