Les députés insoumis Damien Maudet et François Ruffin ont initié une demande de « mise à l’ordre du jour » à l’Assemblée nationale de l’accord de libre-échange conclu le 30 juin 2022 entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande. Fruit de quatre ans de négociations, ce traité devrait gonfler les échanges commerciaux, notamment agricoles. Environ 130 élus de différents partis ont appuyé l’initiative.

 

« ONG et syndicats nous alertent sur cet accord, au contenu flou, mais qui risque de mettre à mal notre industrie, notre agriculture et le climat », dénoncent les députés. Ils disent craindre une baisse des exigences sur les normes agricoles et une trop forte concurrence avec les producteurs français.

 

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Le texte n’a pas à être ratifié en principe par le Parlement français

« Le président de la République, lui-même, a déclaré que “déléguer notre alimentation, notre protection à d’autres est une folie” », rappellent les signataires, qui demandent que l’accord « soit soumis à un débat et à vote au Parlement ».

 

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait défendu « un accord commercial solide et moderne qui apportera des opportunités majeures à nos entreprises, agriculteurs et consommateurs », avec des « engagements sans précédent » sur l’environnement.

 

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