Une centaine d’éleveurs et d’élus étaient rassemblés le 14 juillet 2022 sur le rond-point de l’entrée de l’aire de service du Caylar (sur l’A75 dans l’Hérault) pour sensibiliser les vacanciers à la problématique de la prédation.

 

Les manifestants, dont une quinzaine de maires et sénateurs, dénoncent « l’impasse du plan loup ». Ils ont adressé un courrier au ministre de l’Agriculture pour demander « un changement de la politique de surprotection du loup ».

 

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Changer le statut

« Nous revendiquons également un renforcement de la brigade loup, explique Mélanie Brunet, présidente de l’association Cercle 12 à l’origine de l’événement. Il faudrait une brigade spécifique pour protéger les troupeaux en dehors des Alpes. Les louvetiers sont trop peu nombreux et ils manquent de moyens. L’État doit aussi faire une demande au niveau européen pour que le statut du loup soit modifié. »

 

Un public peu informé

Sur le rond-point, beaucoup d’estivants ont découvert la problématique. « À de rares exceptions près, ils sont sensibles à nos positions. Les prédateurs sont une menace forte pour notre élevage de plein air. Une trentaine d’animaux d’élevage meurent chaque jour en moyenne en France à la suite d’une attaque, alors que l’ensemble des mesures de protection sont mises en place », rappelle Mélanie Brunet.

 

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