« En mai 2022, les abattages de volailles se replient de 11,6 % en poids et de 8,0 % en têtes sur un an. Ce repli fait suite à une forte baisse observée le mois précédent », rapporte Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans une note d’infos rapides publiée le 7 juillet 2022.

 

Les canards à rôtir et à gaver sont de loin les plus touchés. Leurs abattages chutent respectivement de 43,8 % et de 53,7 % en têtes par rapport à mai 2021. Ceux de dindes reculent de 24,7 %. Quant aux poulets, « la hausse des abattages en Bretagne (+12 %) compense partiellement le recul des régions les plus impactées [par l’influenza aviaire], limitant la baisse nationale à –4,2 %. »

 

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Les mises en place s’effondrent

Sur le mois d’avril 2022, les mises en place se sont effondrées par rapport à avril 2021, notamment en canards (–47,8 %), en dindes (–28,6 %) et en pintades (–28,8 %). « En l’absence d’apparition de nouveaux foyers [d’influenza aviaire], les mises en place reprennent progressivement dans le Sud-Ouest depuis la fin de mars », note Agreste.

 

En lien avec la baisse des disponibilités françaises, la consommation de volailles de chair se replie de 6,7 % sur un an. « Celles de canards, de dindes et de pintades reculent fortement », souligne le ministère.

 

Toujours en avril 2022, les importations françaises de viandes de poulet dépassent de 2,9 % le niveau d’avril 2021. De leur côté, les exportations totales reculent de 1,4 % sur un an en volume, bien qu’elles restent dynamiques vers les pays de l’Union européenne (+13,2 %)

 

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