« En mai et en juin, les températures sont restées constamment au-dessus des valeurs normales, observe Arvalis, dans une note technique publiée le 7 juillet 2022. Avec un excédent cumulé de l’ordre de 100° base 6 en moyenne depuis les semis, les maïs sont très en avance. » Dans certaines régions, les chantiers d’ensilage pourraient ainsi débuter avant la mi-août (voir la carte ci-dessous) (1).

 

« Floraisons très précoces »

En raison de cette envolée du mercure en fin de printemps, « les floraisons vont être observées une dizaine de jours plus tôt que la normale, voire deux ou trois semaines plus tôt que l’année dernière », anticipe Arvalis.

 

Et si les pluies d’orages en juin ont en partie comblé le déficit hydrique subi en mai, les situations sont contrastées, allant de « plus de 150 mm dans les régions Centre et Centre-Est, à moins de 50 mm dans les Pays de la Loire et la bordure maritime de la Manche. »

 

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Vérifier la maturité

L’institut rappelle que la plage optimale de récolte des maïs fourrage se situe autour de 32 à 33 % de matière sèche plante entière. Il conseille à chaque éleveur de vérifier la maturité de ses maïs régulièrement, notamment en relevant la date de floraison, en observant l’état des plantes et en surveillant le stade des grains.

 

Les chantiers d’ensilage se déroulant sur plus d’un mois à l’échelle d’une région, Arvalis recommande de commencer les récoltes « suffisamment tôt pour éviter de finir à des taux de matière sèche trop élevés, et d’altérer la qualité des ensilages ».

 

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(1) La période de début de récolte affichée sur la carte correspond aux maïs les plus avancés de la région.