Le volailler LDC (marques Le Gaulois, Loué, Marie) a annoncé être entré en « négociation exclusive » avec le groupe Avril, numéro un français des œufs, pour « reprendre le fonds de commerce de la marque Matines », dans un communiqué publié jeudi 7 juillet 2022.

 

Matines avait annoncé au début de juin un « arrêt programmé de ses activités » de conditionnement et de commercialisation des œufs si aucun repreneur ne se manifestait d’ici à l’automne.

 

> À lire aussi : Clap de fin annoncé pour les œufs Matines (02/06/2022)

Plus de 250 millions d’œufs vendus

« Matines est l’une des marques leaders du marché des œufs de consommation avec plus de 250 millions d’œufs vendus sur l’année 2021, représentant un chiffre d’affaires d’environ 43 millions d’euros », indique LDC.

 

Afin de maintenir les débouchés des éleveurs partenaires de Matines, le groupe LDC « maintiendrait l’ensemble des contrats d’approvisionnement pour assurer la continuité des livraisons vers ses clients ».

 

Avec ce projet, le volailler « entend renforcer sa position de leader de l’œuf plein air en poursuivant et en accélérant les engagements de la marque Matines vers les modes de production alternatifs (bio, labels, plein air et sol) » en conformité avec « les attentes des consommateurs ».

 

Matines compte trois centres de conditionnement, un site de stockage et deux établissements administratifs pour un total de 172 salariés. La société est passée depuis 2014 de « plus de 80 % d’œufs issus de poules pondeuses en cage » à « une majorité d’œufs alternatifs » (bio, sous label).

 

> À lire aussi : Matines signe la fin de l’élevage en cage (05/10/2018)

Un chiffre d’affaires en hausse

LDC, numéro un français de la volaille, annonce par ailleurs une hausse de ses ventes au premier trimestre de son exercice décalé 2022-2023, portées par des croissances externes, la reprise de la restauration hors domicile et les revalorisations tarifaires.

 

Son chiffre d’affaires a progressé de 10,4 % à périmètre identique de mars à mai 2022, par rapport au premier trimestre de l’année précédente, à 1,3 milliard d’euros, en dépit de volumes vendus en baisse de 2,7 %, indique le groupe familial.

Recul des volumes après la grippe aviaire

L’intégration de Ronsard, spécialisé dans l’abattage et la transformation de volailles et numéro quatre du marché français, et de Capestone, entreprise du Pays de Galles spécialisée dans les volailles de plein air et bio, « a permis de limiter le recul des volumes malgré l’impact de l’épidémie d’influenza aviaire sur le début de l’exercice », explique le groupe.

 

La France a été confrontée à une épizootie de grippe aviaire d’une ampleur totalement inédite en 2021-22 avec 16 millions de volailles abattues depuis novembre. Le pôle volaille voit ainsi ses volumes commercialisés se replier de 1,2 %, tandis que son chiffre d’affaires progresse de 10,7 % en valeur.

Une croissance portée par la revalorisation des tarifs

« Cette croissance intègre les revalorisations tarifaires obtenues pour faire face à la hausse sans précédent des matières premières », l’alimentation représentant 60 % du coût de production d’un poulet, et « des autres charges (énergie, transport, emballages…) », explique le groupe, précisant que les discussions avec ses clients « se poursuivent pour obtenir les dernières revalorisations tarifaires ».

 

> À lire aussi : Le CNPO veut revaloriser le prix des ovoproduits (12/04/2022)

 

L’évolution de l’activité « s’explique également par l’orientation favorable de la consommation hors domicile (restaurants, restauration scolaire et collective) ».

 

Le pôle international est lui aussi en progression grâce aux « revalorisations tarifaires obtenues », au « développement de produits élaborés et des conserves », et du fait de l’intégration depuis octobre 2021 de la société galloise Capestone, avec des produits haut de gamme.

 

> À lire aussi : Le volailler LDC s’inquiète de la flambée des céréales (25/11/2021)