. La France a collecté 1,908 million de tonnes (Mt) en février 2017 contre 2,037 Mt en février 2016.

 

Replis dans tous les bassins français

Ce repli touche tous les bassins laitiers français. Il atteint 3 % dans le Grand Ouest, 4,9 % en Normandie et 5,6 % dans le Nord-Picardie. « La baisse est plus marquée dans le bassin du Grand Est, –9,2 % », constate Agreste. La part de la collecte de lait de vache bio représente 2,2 % des livraisons totales en février 2017.

 

Ailleurs en Europe, la tendance est moins homogène. Selon Eurostat, la collecte laitière des 28 états membres a reculé de 2,2 % en janvier 2017 par rapport à janvier 2016. « Les évolutions sont contrastées selon les pays : +3,5 % en Pologne, +1 % aux Pays-Bas et +0,7 % en Irlande, contre –4,1 % en Allemagne et –3,7 % au Royaume-Uni. »

 

Retour en France. Le ministère observe une augmentation du prix du lait standard de 31 €/1 000 l par rapport à celui observé un an auparavant, mais recule 2 €/1 000 l par rapport à janvier 2017. « En février 2017, le prix du lait standard 38/32 g/l s’établit à 325 €/1 000 l en moyenne et celui du lait à teneurs réelles à 346 €/1 000 l », souligne Agreste.

Fabrications en berne

Les fabrications de produits laitiers sont logiquement pénalisées par le recul de la collecte en février 2017 par rapport à 2016. Celles de lait conditionné baissent de 7,2 %, celles de yaourts et desserts lactés de 0,3 % et les fabrications de crème conditionnée de 4 %. Parmi les produits industriels, les fabrications de matières grasses reculent de 14 % et celles de poudres de 9,1 %.

 

Parmi les fromages, celles de fromages frais diminuent de 3,4 %, les pâtes molles de 7,9 %, les pâtes persillées de 7,7 % par rapport à février 2016. « La situation est similaire pour les fromages à pâte pressée non cuite en baisse de 4,7 % ou encore celles des pâtes pressées cuites en retrait de 8,7 %. Seules les fabrications de fromages à pâte filée sont en hausse de 6,8 % d’une année sur l’autre. »