Dans le premier scénario « excellence », la viande à l’herbe du Massif central est une référence d’excellence. Il s’inscrit dans un contexte de forte baisse de la consommation intérieure. En réaction, les filières du Massif central s’organisent pour développer une marque synonyme de naturalité. Elles se dotent d’un outil de commercialisation pour atteindre des débouchés à l’international.

 

Les produits exportés sont des morceaux de viande haut de gamme de qualités garanties. Ils sont destinés aux classes aisées du monde entier. Cet effort à l’exportation permet de face au repli du marché intérieur et de maintenir un dynamisme économique dans les territoires.

Face à des marchés libéralisés

Dans le scénario « libéral », le Massif central s’adapte au sein de marchés libéralisés. Des économies sont faites en réduisant les coûts de production. « Dans des filières désorganisées où chacun joue de manière individuelle au gré des opportunités, la production se recentre sur l’élevage d’animaux allaitants maigres, indiquent les auteurs.

 

Les espaces où les productions animales ne sont plus compétitives sont laissés pour d’autres usages (biomasse, céréales) ou en friche. La filière laitière très concurrentielle n’existe plus que dans les zones intermédiaires avec cultures, alors que l’élevage bovin allaitant s’extensifie. Les ovins allaitants élevés en systèmes pastoraux sont contraints par la présence du loup. Une partie des surfaces sont abandonnées, le paysage se referme et le tourisme en pâtit. »

Le bio se généralise

Dans le scénario « AgroEco », le Massif central produit de la viande agroécologique pour tous. L’agriculture biologique se généralise. Ce système implique des méthodes de production coûteuses acceptées par le consommateur et les politiques qui soutiennent les marchés. Résultat, au niveau du territoire, la diversité se renforce. Les sols sont utilisés de façon plutôt intensive car la recherche d’autonomies régionale et locale augmente les besoins (énergie, protéine, fourrage).

 

 

Dans le scénario « Partenariat », les Régions des zones productrices de viande favorisent « un partenariat équitable et reconnu entre les producteurs, les transformateurs et les distributeurs. » Le but est de contribuer à maintenir un tissu socio-économique dynamique garant du dynamisme rural.

L’Europe au centre des marchés

Enfin, le scénario « Géopol », est celui de la viande géopolitique où l’Europe retrouve une place centrale dans la régulation et le développement des marchés. Avec l’ensemble des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, l’Europe s’accorde sur des échanges réguliers et négociés entre produits agricoles et produits énergétiques.

 

Le Massif central est au cœur de l’Europe et pèse sur ces accords et les marchés associés dans les filières viande. Il contribue en renforçant sa capacité de production de divers animaux maigres qui une fois engraissés hors zone, participent aux bouquets de produits échangés trans-méditerrannée dans le cadre de l’accord négocié.