Parmi ceux-ci, la Commission cite la négociation collective de clauses de contrats par l’intermédiaire d’organisations de producteurs (OP) ou l’utilisation de contrats écrits. « La mesure autorisant la négociation collective est destinée à renforcer le pouvoir de négociation des producteurs de lait, tandis que les contrats écrits offrent une transparence accrue et une meilleure traçabilité aux agriculteurs », précise le communiqué.

Le potentiel des OP encore sous exploités

« Le rapport montre que des mesures peuvent être adoptées au niveau de l’Union européenne pour renforcer la position des producteurs laitiers dans la chaîne d’approvisionnement, estime Phil Hogan, le commissaire européen à l’Agriculture. Ce rapport constitue une preuve supplémentaire de la nécessité d’adopter des mesures, dans le cadre du programme de travail de la Commission pour 2017. »

 

Le rapport souligne que les États membres et les producteurs n’exploitent pas encore pleinement les OP et les négociations collectives, qui sont pourtant « deux instruments clés du paquet lait ». Il énumère différents moyens de les rendre plus efficaces, tant au niveau de l’UE (Union européenne) qu’au niveau des États membres.

Renforcer le poids des éleveurs

Ces derniers sont encouragés à prendre les mesures nécessaires pour stimuler la création d’OP qui mènent des mesures collectives allant au-delà de la négociation collective, renforçant ainsi le poids des producteurs dans la chaîne d’approvisionnement en lait. Outre ces recommandations, il convient d’étudier la possibilité d’accroître le rôle des organisations interprofessionnelles (OIP).

 

Le rapport conclut que, pour que les possibilités offertes par le « paquet lait » soient pleinement exploitées, il y a lieu d’envisager une extension de son application au-delà de 2020.

(1) Il consiste en une série de mesures décidées à la suite de la crise laitière de 2009 et la mise en place d’un groupe d’experts de haut niveau pour analyser la situation, et destinées à « renforcer la position des producteurs laitiers européens dans la chaîne d’approvisionnement ».