. En poids, l’augmentation atteint 2,7 %. Sur les neuf premiers mois de l’année, les abattages CVJA de femelles de plus d’un an dépassent de près de 2,7 % leur niveau de 2015. »

 

13 % de taurillons en moins

Quant aux abattages de taurillons, toujours corrigés des variations journalières, ils reculent de 13 % en têtes et en poids. « Le manque d’animaux explique ce repli, analyse le ministère. Malgré cette baisse des disponibilités, les cours des jeunes bovins restent bas, pénalisés par ceux des vaches toujours en retrait. » Quant aux abattages de veaux de boucherie, alors qu’ils progressent traditionnellement en septembre, ils sont cette année en baisse de 10 % en têtes et en poids par rapport à 2015.

 

Dans ce contexte, la production totale bovine s’établit à près de 479 000 têtes en août 2016 (−0,8 %). Sur les huit premiers mois de 2016, elle est quasi stable par rapport à 2015 (−0,1 %). « En août, avec plus de 382 000 têtes, la production de bovins finis est inférieure de plus de 1 % à 2015, souligne Agreste. La hausse des importations concerne des achats de veaux, essentiellement en Belgique. Sur les huit premiers mois de 2016, les exportations et les importations de bovins vivants finis sont en repli. »

Baisse saisonnière des prix des vaches O

Du côté des prix, le cours moyen de la vache O « entame sa baisse traditionnelle à partir de la fin d’été ». En septembre 2016, à 2,99 €/kg de carcasse, il est inférieur de 13 % à son niveau de 2015 et de 12 % à la moyenne des mois de septembre de la période 2011-2015. L’afflux de vaches dans les abattoirs continue ainsi à peser sur les cours. Le cours moyen du jeune bovin atteint 3,55 €/kg, soit 4 % de moins qu’en 2015 et 5 % en dessous que sa moyenne quinquennale.