« Pour la ferme Pas-de-Calais, les estimations de pertes sont plus qu’alarmantes, détaille le syndicat. Près de 169 millions d’euros pour les productions végétales, et de 59 millions d’euros pour les productions animales, soit une perte totale estimée à plus de 227 millions d’euros. Si on considère le nombre d’agriculteurs du département, cela représente près de 50 000 € de pertes par exploitation cette année. »

Après l’élevage, les productions végétales

Le syndicat rappelle que les difficultés ont commencé en 2015, et que depuis « la dégradation du contexte économique est constante. Elle a d’abord concerné les productions animales avant de s’étendre cette année aux productions végétales. À l’érosion progressive des prix du marché des céréales et des oléoprotéagineux viennent s’ajouter les lourdes conséquences d’une météo printanière désastreuse, à savoir une chute des rendements et de la qualité des récoltes. »

« La trésorerie des exploitations va donc connaître une nouvelle dégradation dès septembre et la question du financement de la prochaine campagne se posera de façon cruciale tant pour les achats d’aliments pour les bêtes pour l’hiver que pour les semis d’automne… La peine est en plus double pour les systèmes de polycultures-élevage, qui cumulent déjà les pertes de prix de production lait et viandes auxquelles viennent s’ajouter celles de la moisson 2016. »

Sommaire

Moissons / crise Céréalière : Des pistes pour rebondir