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Au Gaec des prairies, Jean-Pierre et Jean-Michel Van Melle exploitent quelque 160 ha, engraissent 200 bovins et élèvent 900 brebis île-de-France, au Plessis-Gatebled (Aube). Mais dans la bergerie, c’est plutôt Thomas, le fils de Jean-Pierre, qui s’active autour des moutons. De retour sur l’exploitation après un voyage de presque deux ans, notamment dans des fermes en Australie et en Nouvelle-Zélande, Thomas cherche un moyen pour améliorer la contention de ses ovins. Mais ce n’est pas en Océanie qu’il trouvera son bonheur. C’est au Royaume-Uni. Thomas y découvre un combi à pédale, baptisé Combi Clamp, fonctionnant comme un étau. Voilà maintenant trois ans qu’il est équipé, et qu’il trie seul ses 900 brebis.

Un outil encore rare en France

« Je voulais pouvoir travailler seul, sans avoir besoin d’aide pour pousser les brebis, explique Thomas. J’étais partant pour acheter une bascule, mais après plusieurs recherches sur internet, j’ai trouvé le système d’étau plus polyvalent. » Le Gaec des prairies fait partie des premiers à avoir importé le Combi clamp dans l’Hexagone. « C’est un outil qu’on voit encore trop peu chez nous », regrette-t-il.

 

D’un simple mouvement de pied sur une pédale, Thomas trie, pèse et soigne tout le troupeau. Les seuls cornadis présents dans la bergerie sont amovibles et sont destinés aux cases d’agnelage, pour les adoptions. « Je fais presque tout avec le système de contention, martèle-t-il. Vermifuges, pesées, tris sur la note d’état corporel, tonte et même le parage des béliers. »

 

Dans son outil, Thomas fait passer des animaux allant de 15 à 120 kg. Debout près de la bascule, les mains libres, il n’a qu’à appuyer sur une pédale pour freiner les animaux. Ces derniers se retrouvent coincés par une paroi mobile. « L’animal s’arrête, et il est à notre hauteur, ce qui ajoute du confort de travail », ajoute-t-il (voir l’encadré). Le Combi clamp débouche ensuite sur une porte de tri à trois voies, que l’éleveur peut aisément actionner d’une seule main.

 

L’outil tout équipé, mais sans l’électronique, coûte environ 3 500 €. « Avec les barres de pesée et les lecteurs, le prix est multiplié par deux, prévient Thomas. Mais peu importe le système choisi par l’éleveur, cette contrainte du prix de l’électronique se retrouvera partout. »