Après une année 2020 durant laquelle la Chine a fait jouer la concurrence entre ses fournisseurs, 2021 s’a­chève avec un net recul de la demande du pays, pourtant premier consommateur mondial. Malgré la présence de la peste porcine africaine, la production chinoise reprend des couleurs, au grand dam des exportateurs européens.

Production stable

Résultat, en Europe, le marché est encombré, précipitant une chute des cours depuis la fin du printemps. À cela s’ajoute une flambée du prix des aliments, renforçant, pour les éleveurs, l’effet ciseau amorcé fin 2020. Dans ce contexte, la production française s’est maintenue sur les dix premiers mois de l’année, malgré un recul du cheptel de truies de près de 1,3 %. Le nombre de porcs charcutiers abattus recule sensiblement, mais en parallèle, les carcasses s’alourdissent.Du côté de la consommation, si les achats des ménages marquent le pas par rapport à 2020, ils retrouvent, voire dépassent leur niveau d’avant crise du Covid-19. Sur les neuf premiers mois de l’année, les achats de saucisses et de charcuterie progressent respectivement de 1,6 % et de 2,2 % par rapport à 2019. Seule celle de la viande fraîche est stable.

 

 

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Chiffres et bilans de l’agriculture : La France des productions végétales et animales en 2021