«Les volailles de chair consomment de l’eau en quantité importante : environ 1,8 fois la quantité d’aliment ingérée », souligne l’Institut technique de l’aviculture (Itavi), dans une publication diffusée en mars 2021. Si la bonne qualité de l’eau est cruciale tout au long du cycle de production, le démarrage constitue une étape délicate. L’eau y est peu consommée et insuffisamment renouvelée, dans un contexte de température élevée. Une situation « propice aux développements bactériens ».

Nettoyer et désinfecter

Pour démarrer un lot sur de bonnes bases, un processus rigoureux de nettoyage et de désinfection est nécessaire. « Il doit permettre l’élimination du biofilm et empêcher une recontamination de l’eau dès le démarrage par la présence de zones non désinfectées. » Afin de maintenir une eau saine pendant toute la phase d’élevage, l’Itavi et ses partenaires ont étudié le recours aux purges et à l’électrolyse saline. « Des purges haute pression fréquentes (trois à quatre par jour au démarrage puis une à deux par jour jusqu’à la fin d’élevage), mais de courte durée, sont le meilleur compromis pour limiter le développement de biofilm dans les canalisations et renouveler l’eau du circuit, tout en limitant la quantité perdue », estime l’institut. Par ailleurs, en complément, l’eau doit être désinfectée en continu.

De son côté, l’électrolyse saline « permet une gestion simplifiée de la qualité de l’eau pour l’éleveur, en produisant en continu du chlore injecté automatiquement dans le circuit d’abreuvement. » Cette technique peut se présenter comme une alternative à l’utilisation de biocides classiques.

L’investissement est toutefois conséquent : de 13 000 à 25 000 € à l’installation, puis de 0,11 à 0,14 €/l d’eau en fonctionnement. V. Guyot