Les mortalités précoces sur des veaux de moins de deux jours sont le plus souvent liées à l’état général du nouveau-né au moment de la naissance ainsi qu’aux premiers soins prodigués. Passé ce cap, les pertes recensées découlent régulièrement d’épisodes diarrhéiques ou d’affections respiratoires (1).

Les conditions de logement jouent un rôle clé dans la prévention de ces pathologies, et plus globalement sur le bien-être des veaux. Le respect des normes de densité, des consignes de biosécurité et la maîtrise de l’hygiène et de l’ambiance de la nurserie sont des alliés de taille. Le tout en association avec une conduite alimentaire et prophylactique adaptée.

De nombreux types de logement existent : des niches intérieures ou extérieures, avec ou sans courette, en plein air, dans une nurserie fermée en ventilation statique ou dynamique, avec un sol plein ou un caillebotis…

Sur chaque type d’installation, plus ou moins onéreuse, les déclinaisons sont presque infinies. Mais dans tous les cas, les bonnes pratiques d’élevage restent identiques. « Il est scientifiquement admis que les veaux devraient bénéficier d’un environnement répondant aux besoins de l’espèce, celle-ci vivant en troupeau. Pour cette raison, les veaux devraient être élevés en groupe. Les veaux logés en groupe ou en case individuelle devraient disposer d’un espace suffisant pour prendre de l’exercice, avoir des contacts avec d’autres bovins et effectuer des mouvements normaux en position debout ou couchée », rappelle notamment la directive européenne 2008/119/CE.

Si le bien-être des veaux doit servir de fil rouge lors de la conception ou du réaménagement d’une nurserie, il convient de ne pas négliger le confort de travail de l’éleveur. C’est la quête du juste équilibre.

Alexandra Courty

(1) Ouvrage Des veaux laitiers en bonne santé, de l’Institut de l’élevage (2014).

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