« La perte de débouchés dans la restauration hors domicile, à l’exportation, par les rayons traditionnels à la coupe, mais aussi sur les marchés, met à mal un certain nombre d’opérateurs », s’inquiète le Comité lapin interprofessionnel pour la promotion des produits (CLIPP). Des éleveurs indépendants sont également « en grande difficulté ».

 

Si la filière parvient à maintenir une offre continue malgré des problèmes de transports et de main-d’œuvre, « les stocks sont en train de croître dans les entreprises, suscitant de vives inquiétudes pour la période à venir après Pâques, qui n’est déjà en général pas la meilleure période pour les ventes de viande de lapin. »

Demande « erratique » en magasins

Pour faire face à cette situation, le CLIPP appelle à ce que « les dispositifs d’aide au stockage privé au niveau européen puissent également être actionnés pour la viande de lapin ».

 

Alors que la demande « demeure très erratique dans les enseignes de la distribution », l’interprofession encourage les distributeurs au maintien de la mise en avant des produits et des opérations commerciales prévues. « La solidarité doit s’effectuer tout au long de la chaîne : auprès des éleveurs, mais aussi des abattoirs », estime le CLIPP.