« Après plusieurs années de décroissance, la production d’aliments composés pour animaux d’élevage a connu un rebond en 2018. Ce contexte haussier se poursuit, de façon plus modérée en 2019, avec un gain de plus de 26 000 tonnes d’aliments comparativement à l’année précédente », rapporte le Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale (Snia), dans son rapport annuel publié le 14 avril 2020.

 

L’an passé, le secteur porcin a tiré les fabrications d’aliments, avec une demande en hausse de 46 900 tonnes par rapport à 2018 (+1 %). Une dynamique « liée au contexte favorable du marché du porc en 2019 », explique le Snia. Dans le détail, les productions d’aliments pour truies et porcelets reculent respectivement de 2,2 % et 0,7 %, tandis qu’elle progresse de 2 % pour les porcs en engraissement.

Net repli des fabrications pour volailles

En ruminants, les volumes affichent une légère hausse de 0,2 % par rapport à 2018, grâce à une progression de 2 % de la demande en ovins et caprins, pour un total de 730 200 t. En bovins, la production pour vaches laitières se replie de 0,2 % sur un an, à 3,475 millions de tonnes (Mt), et progresse sensiblement de 0,2 % pour les autres bovins, à 1,939 Mt.

 

C’est en volailles que le repli des fabrications est le plus marqué (–0,6 % par rapport à 2018), soit « une perte de 52 900 tonnes », précise le Snia. Le syndicat explique en partie cette tendance par « une hausse des importations de viande de volailles sur le territoire national », qu’il considère comme une « menace pour la filière française ».

 

Si les fabrications pour poules pondeuses et palmipèdes gras ont progressé respectivement de 1,4 % et 3,8 %, celles pour les poulets (–0,5 %), les dindes (–3,1 %) et les palmipèdes à rôtir (–13,1 %) reculent.