Ce dispositif, imposé initialement par un décret du ministère de l’Agriculture entre janvier 2017 et décembre 2018, avait été prolongé une première fois jusqu’au 31 mars 2020. Cette seconde reconduction jusqu’au 31 décembre 2021, officialisée par un décret paru le 29 mars 2020 au Journal officiel (JO), est « une nouvelle victoire pour la transparence » estiment la FNSEA et Jeunes Agriculteurs (JA), dans un communiqué publié le 26 mars 2020.

Étendre le dispositif à toute l’Europe

Les deux syndicats souhaitent que « cette obligation s’étende à tous les produits et à toutes les filières. » La démarche est aussi saluée par Interbev, l’interprofession du bétail et des viandes. Dans un communiqué publié le 27 mars 2020, elle souligne l’importance de rendre également disponibles ces indications pour les viandes en tant qu’ingrédients des préparations cuisinées.

 

Pour Dominique Langlois, le président d’Interbev, « il s’agit de répondre à la demande du consommateur qui doit pouvoir connaître l’origine de la viande dans les plats transformés qu’il achète. […] Nous attendons que la Commission [européenne] légifère afin de pérenniser ces dispositions sur l’ensemble du marché européen. »

 

C’est également l’avis de la FNSEA et de JA, qui rappellent que 1,1 million de signatures ont été collectées à la suite de l’initiative citoyenne européenne « Eat Original. Unmask your Food » en octobre 2019. « La balle est désormais dans le camp de la Commission européenne », estime le syndicalisme majoritaire.