En l’espace d’une dizaine d’années, les éleveurs intégrés en filière veaux de boucherie ont dû s’adapter à la mise en place de nouvelles stratégies imposées par leur entreprise. Parmi elles, le bond de la part des aliments solides dans la ration. Aujourd’hui, un veau prim’holstein en consomme jusqu’à 150 kg, contre une dizaine en 2003. Les éleveurs qui, auparavant, distribuaient à la main, tendent à s’orienter vers des systèmes automatisés. De plus en plus, les nourrisseurs sont alimentés par des systèmes de vis à spirale ou autre chariot automatique. Sans quoi les premiers troubles musculosquelettiques ne tardent pas à se faire sentir.

Des équipements précieux

Afin d’orienter les éleveurs dans leurs choix d’investissement, l’interprofession Interveau, l’Institut de l’élevage et la chambre d’agriculture de Bretagne planchent sur les moyens d’aménager les méthodes de travail. Une brochure détaille les pistes pour réduire la pénibilité du travail et le temps d’astreinte. Elle propose différentes méthodes de distribution des aliments et passe en revue les coûts d’investissement et de fonctionnement.

Certains intégrateurs ont mis la main à la poche pour soulager les éleveurs des frais engagés. Daniel Gomet, à la tête d’un atelier d’engraissement dans les Côtes-d’Armor, fait partie de ceux qui ont équipé leurs bâtiments de silos. Si dans les cases de fin d’engraissement, il distribue encore le lait manuellement avec un tuyau, le démarrage des bandes est simplifié par la présence d’un distributeur automatique de lait. Des équipements précieux qui permettent à Daniel de se soulager des travaux de manutention. Car ces derniers, au-delà de la pénibilité au quotidien, sont des facteurs de risque pour la santé de l’éleveur.

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

L’offre limitée favorise les échanges

Cette semaine, les disponibilités ont été très restreintes mais les acheteurs ajustent leur activité en prévision de ventes plus faibles de ce week-end de chassé-croisé au cœur de l’été.