Ces trois dernières années, les tractoristes ont vanté les bienfaits sur la consommation et le rendement du moteur de leur technologie retenue pour répondre à la norme Tier 4 interim (Stage III B). D'un côté avec une solution sans additif (Fap) et de l'autre avec une solution sans entretien (SCR).

Depuis le 1er janvier, la norme sur les émissions de gaz d'échappement a évolué en Tier 4 final ou Stage IV. Les moteurs doivent rejeter moins de 0,02 g/kWh de particules (MP) et moins de 2 g/kWh d'oxyde d'azote (NOx) entre 174 ch et 750 ch.

Pour y parvenir, il faut souvent jumeler plusieurs solutions technologiques avec d'abord une stratégie sur le moteur : EGR, turbo à géométrie variable, gestion électronique, filtration des gaz au reniflard, filtre à air direct flow...

Capots plus gros

Il faut ensuite opter pour une stratégie en post-traitement avec un filtre à particules, un catalyseur d'oxydation diesel ou un traitement par injection d'urée avec l'AdBlue (SCR). Impossible de ne pas associer les deux stratégies, voire de cumuler les solutions pour atteindre le niveau d'exigence de la norme.

Pour intégrer ces différents éléments autour du moteur, les tractoristes ont augmenté la taille des capots. Cette contrainte a néanmoins permis d'intégrer des radiateurs plus imposants, utiles au bon fonctionnement du moteur. Réinjecter 20 % des gaz d'échappement demande de faire entrer plus de molécules d'oxygène en refroidissant l'air, poussé ensuite par deux turbocompresseurs.

A l'extérieur du capot, difficile de positionner les catalyseurs SCR sans perturber la visibilité. Certains motoristes ont réussi à limiter les composants et conserver une bonne visibilité.

A télécharger :

Retrouvez également une partie de ces matériels en vidéo et la présentation des tracteurs dans le numéro 3530, du 14 mars 2014 de La France Agricole.

Dossier réalisé par Henri Etignard, Vincent Gobert et Corinne Le Gall (publié le 14 mars 2014)