Depuis le lancement de Galileo, la constellation européenne, et la mise sur orbite des satellites à vocation agricole Sentinel 1 et 2, jamais des images aussi précises, nettes et fréquentes n’ont été disponibles pour vous aider dans la gestion de la fertilisation, les déclarations de surfaces et l’évaluation des dégâts. Cerise sur le gâteau, bon nombre de ces images sont gratuites. Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

Disposer des images ne suffit pas : il faut les interpréter, fournir un conseil et, enfin, être en mesure de les exploiter pour réaliser de la modulation parcellaire grâce à des équipements performants. La proxidétection, avec ses analyses de sol et de végétation par prélèvement ou avec des radars embarqués, a encore de beaux jours devant elle.

Le drone, malgré des déconvenues et la disparition du leader AirInov, trouve des applications au-delà du simple appui à la conduite des cultures. Pour les éleveurs, son avenir se situe dans l’aide à la surveillance du troupeau au pâturage. Il fournit aussi une assistance précieuse pour le contrôle des installations, en particulier des silos et des toitures photovoltaïques. À l’intérieur du bâtiment, ce sont les caméras qui portent l’espoir de la fin d’astreintes comme la pesée et le pointage des animaux.

Depuis l’espace, les airs ou le plafond de la stabulation, les solutions de télédétection et télésurveillance vont bouleverser votre façon de travailler dans les années à venir.

Corinne Le Gall