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À 40 ans passés, ils ont osé se lancer

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Installation - À 40 ans passés, ils ont osé se lancer

Alors que le secteur de l’agriculture peine à recruter des jeunes pour s’installer, qu’est-ce qui motive des porteurs de projet de plus de 40 ans à tout quitter pour se lancer dans l’aventure de l’agriculture ? Est-ce plus difficile pour eux ?

À l’heure où l’on compte une installation pour deux départs en retraite, les candidats à l’installation de plus de 40  ans, bien que n’étant plus considérés comme de « jeunes agriculteurs », sont des porteurs de projet qui participent à relever le défi générationnel de l’agriculture. Sur ces dix dernières années, ils représentent presque un quart des nouveaux installés.

Des profils divers

Un retour à l’exploitation familiale ou un nouveau virage professionnel, les motivations de ces porteurs de projet sont variées. « En 2020 en Normandie, 25,6 % des installés ont plus de 40 ans, souligne Christian Body, conseiller d’entreprise à la chambre régionale d’agriculture. Parmi eux, il y a des profils sociologiques différents : des reconversions professionnelles, des conjoints qui rejoignent un conjoint déjà installé... »

À noter tout de même que les femmes sont majoritaires. Entre 2012 et 2019, elles représentent près de 56 % des installés de plus de 40 ans (hors transfert entre époux).

« Les installations après 50 ans restent, quant à elles, assez marginales, constate Émeline Jarnet, animatrice au Civam (1) d’Ille-et-Vilaine. Ce sont surtout des gens qui ont envie de se faire plaisir et qui ne prennent pas trop de risques en s’installant. »

Une vie à chambouler

« Car s’installer à 40 ans, c’est une vie à chambouler. Aussi bien la vie de couple que familale, ajoute Émeline Jarnet. On interroge les porteurs de projet sur la manière d’intégrer leur compagnon dans la réflexion. » Un point sur lequel insiste Christophe Schilliger, installé à 41 ans en élevage laitier en Ille-et-Vilaine (lire p. 49). « Il faut bien mesurer l’aspect vie privée, conseille-t-il. Pour ma famille, mon installation a impliqué un déménagement à une vingtaine de minutes de Rennes (Ille-et-Vilaine). J’ai choisi de me diriger vers un système autonome où il est facile de se faire remplacer et où je reste assez souple sur les horaires. » L’agriculteur réussit ainsi à concilier sa vie de famille et son métier d’éleveur. Mais passé 40 ans, le cadre de vie est aussi plus solide pour affronter un changement. « À 44 ans, c’était la bonne période pour entamer un projet, confie Joanna Laval, installée en 2021 en maraîchage et production de graines germées en Ille-et-Vilaine (lire p. 47). Mes enfants sont grands. Certes, il y a eu des périodes dures, mais c’est normal quand il y a du changement. »

L’âge, un atout

« L’âge n’a jamais été un frein pour moi. Au contraire c’est un atout, poursuit Joanna Laval. Après 40 ans, on a davantage de maturité et de polyvalence. Ces qualités font la différence dans l’organisation et l’ergonomie du travail, ainsi que dans la gestion de notre entreprise. La première année est difficile car il faut concilier la production et l’installation, le rythme est soutenu. Il faut s’y préparer et surtout avoir le soutien de ses proches. » Toutefois, le regret de s’être installé trop tardivement peut aussi se faire ressentir. « Je regrette de ne pas m’être installée plus tôt, raconte Catherine Mahé, qui a franchi le pas en 2016, à l’âge de 52 ans, en production de plantes aromatiques et médicinales (lire p. 48). Avec des cycles de culture d’un an, le temps passe vite. » Les questions de physique et d’endurance se posent naturellement avec l’âge. « À 25 ans, j’aurais certainement eu davantage d’énergie, mais moins de recul pour m’installer », rajoute Christophe Schilliger.

Les compétences professionnelles antérieures peuvent aussi s’avérer être de vrais atouts pour démarrer une nouvelle carrière. « Ces profils ont un parcours différent des profils traditionnels, souligne Samia Lay, chargée de mission à la chambre régionale d’agriculture d’Occitanie. Ils possèdent des compétences entrepreneuriales acquises dans leurs emplois précédents. » Des qualités qui pourront être mises à profit. « Lorsque nous organisons des rencontres entre repreneurs et cédants, ces derniers constatent que les porteurs de projet de plus de 40 ans ont une maturité et un parcours de vie qui les font avancer plus prudemment et de manière plus organisée, explique Émeline Jarnet. De ce fait, leurs dossiers sont souvent plus solides. Finalement, c’est plutôt la viabilité du projet que l’âge du porteur de projet qui est importante. »

Les mêmes difficultés

« L’installation à plus de 40 ans est une installation comme une autre, indique Christian Body. Les plus de 40 ans sont accompagnés de façon identique aux autres porteurs de projet au Point accueil installation (PAI). De la même manière, le parcours Plan de professionnalisation personnalisé (PPP) est ouvert à tous. Les prestations restent les mêmes et accessibles à tous. »

Et les difficultés rencontrées par les plus de 40 ans sont comparables à celles auxquelles les plus jeunes sont confrontés. « Trouver du foncier relève du parcours du combattant, témoigne Joanna Laval. Même si cela dépend de ce que l’on recherche : de la location ou de la vente. J’ai commencé mes recherches en 2017 pour trouver mon lieu d’exploitation en 2021. » Même constat pour Loïc Allain, installé dans le Tarn en 2018 à l’âge de 49 ans, pour produire des petits fruits rouges et des fraises. « Le seul frein à l’installation que j’ai rencontré a été la recherche de foncier, explique-t-il. D’autant plus lorsque­ l’on est, comme je l’étais, en quête de toutes petites surfaces. »

« Il faut faire un maximum de stages ou de saisons avant de se lancer », insiste de son côté Catherine Mahé. Pour Joanna Laval, quatre années de salariat agricole, de formations et un BPREA auront été nécessaires pour affiner son projet. Des années qui peuvent nécessiter un complément de rémunération ou la prise en charge du coût de formation (lire encadré p. 47). « Entamer des démarches avec le PAI permet d’asseoir la crédibilité du projet d’installation auprès des financeurs, même si on ne sollicite pas la dotation jeune agriculteur (DJA), conseille Delphine Arabi, chargée de missions formation et enseignement agricole à la chambre régionale d’agriculture de Bourgogne-Franche-Comté. Cela facilite la prise en charge du coût pédagogique et apporte un crédit supplémentaire à la reconversion professionnelle. »

« La capacité professionnelle agricole peut devenir une priorité dans certaines zones à forte pression foncière, souligne Christian Body. Pourtant, celle-ci n’est pas forcément présente chez les installés de plus de 40 ans puisqu’il n’y a pas d’obligation de formation pour se lancer sans les aides. » Car une fois l’âge limite de 40 ans atteint, les porteurs de projet se retrouvent exclus des dispositifs d’aide à l’installation nationaux.

Accompagnement financier et humain

Cependant, une grande partie des régions disposent d’outils d’accompagnement dédiés au public qui ne remplit pas les critères d’accès aux aides à l’installation. Depuis 2018, la région Occitanie propose le Pass installation - une aide à la trésorerie de 5 000 euros avec des bonifications possibles, ainsi qu’une aide aux investissements - à destination des porteurs de projet inéligibles aux aides à l’installation. « Il était pertinent d’accompagner ces dossiers, raconte Samia Lay. À condition que ceux-ci soient viables et vivables. »

Dans le Tarn, Loïc Allain fait partie des 253 porteurs de projet de plus de 40 ans qui ont bénéficié du Pass installation depuis sa création. « Celui-ci apporte une trésorerie pour démarrer l’activité et rembourser partiellement les investissements. Sans cet apport, cela aurait été difficile pour moi en deuxième année d’installation car j’ai manqué de productions, témoigne-t-il. Cette aide m’a permis d’acheter du matériel et d’être opérationnel plus rapidement. Ça a été un vrai coup de boost pour mener à bien mon projet ! »

En Auvergne-Rhône-Alpes, la région finance les prestations d’accompagnement des installations dites « à risque », dont font notamment partie celles qui ont lieu après 40 ans. Les candidats bénéficient d’un diagnostic, d’une étude de faisabilité, ainsi que d’un suivi post-installation dans les deux premières années. « Cet accompagnement permet d’asseoir ces installations, souligne Laurence Romanaz, chargée de mission installation-transmission pour les chambres d’agriculture Auvergne-Rhône-Alpes. Les porteurs de projet peuvent également profiter d’une expertise sur des sujets juridiques. Tous les futurs installés ont le droit à cette aide, qui leur permet d’avoir des documents concrets à porter en banque. »

Dans les Hauts-de-France, les projets inscrits dans une démarche d’agriculture paysanne, viables et vivables, peuvent bénéficier d’un prêt d’honneur sans intérêt. « En plus de l’aide régionale spécifique à l’installation (ARSI), nous avons un prêt d’honneur à taux zéro de 7 500 euros porté par l’association Initiatives paysannes, explique Séverine Courdier, en cours d’installation en société dans le Nord (lire p. 46). Notre dossier est passé en comité puis a été validé avant que les fonds n’aient été mis à notre disposition. »

Et après ?

Mais la question se pose quant à la pérennisation de ces dispositifs, du moins en leur état actuel. Car la déclinaison française de la future Pac, le Plan stratégique national (PSN), ouvre la voie à une dotation nouvel installé (ou nouvel agriculteur) destinée aux candidats à l’installation qui ne rentrent pas dans les critères d’éligibilité de la DJA, notamment en raison de leur âge. « Le PSN ouvre cette possibilité aux régions, indique Samia Lay. C’est une prise de conscience mais il n’existe pas de dispositif national. » Chaque région aura donc la possibilité d’accompagner, selon ses propres critères, les nouvelles installations de son territoire.

Ces dispositifs auront-ils pour effet de stimuler et maintenir les installations après 40 ans ? Selon un rapport du CGAAER (2) du 1er février 2021, le taux de maintien à cinq ans des installations aidées est de 98,5 % entre 2014 et 2019. Un deuxième rapport du CGAAER, publié le 22 avril 2022, révèle que le taux de maintien de l’activité dans les six ans qui suivent l’installation, entre 2014 et 2020, tombe à 69 % pour les plus de 40 ans. Toutefois, ce pourcentage est à prendre avec précaution car il s’explique en partie par l’intégration des départs en retraite dans les arrêts d’activité.

par Alessandra Gambarini

(1) Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural.

(2) Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux.

Coût de formation et rémunération

Tous les actifs de plus de 16 ans et encore en activité, y compris les travailleurs indépendants, disposent d’un compte personnel de formation (CPF). Ce dernier finance uniquement le coût pédagogique de la formation. Les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi peuvent également mobiliser leur CPF et demander un abondement à Pôle emploi en cas de reste à charge. Les indemnités chômage des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi sont maintenues durant leur formation. S’ils arrivent en fin de droits pendant la formation, ils peuvent faire une demande de rémunération en tant que stagiaires de la formation professionnelle auprès de leur conseil régional. Une fois le statut de chef d’exploitation acquis et s’il leur reste des droits, les demandeurs d’emploi peuvent bénéficier de l’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE).

Témoin
« C’est avec le salariat que j’ai su ce que je voulais faire » Joana Laval s’est installée en août 2021, à 44 ans, en production de graines germées et maraîchage à Parthenay-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine)

« Après dix-sept années d’expérience professionnelle dans le commerce, le déclic m’est venu en 2015. À l’époque, j’étais responsable R & D dans le prêt-à-porter et je me questionnais beaucoup sur l’impact de l’activité humaine sur l’environnement. Je ne trouvais plus de sens à mon travail, j’ai donc décidé de changer de métier.

Cinq ans de reconversion

Le choix du maraîchage m’est venu naturellement. En 2017, j’ai effectué une première formation de découverte du monde agricole avec le réseau Civam, avant de poursuivre par un BPREA en maraîchage biologique. Puis, en 2019, durant un an, j’ai suivi une formation avec la Coopérative d’installation à l’agriculture paysanne (Ciap), financée par Pôle emploi. Celle-ci m’a permis d’apprendre le métier et de préparer mon projet d’installation, tout en me créant un réseau. J’étais accompagnée par deux paysans référents qui ont suivi mon installation, m’apportant leur expérience et leur connaissance du territoire. En parallèle, j’ai suivi d’autres formations plus techniques.

Au total, entre 2017 et 2021, j’ai fait quatre ans de salariat agricole. C’est grâce à cela que j’ai pris conscience de ce que je voulais faire au sein de ma ferme. Il faut prendre son temps en se formant et en effectuant des stages pour voir des systèmes agricoles différents.

La reconversion professionnelle s’est faite en douceur, sur presque cinq ans. Cela m’a donné la possibilité de mesurer la charge de travail qui m’attendait. »

Témoin
Un projet qui arrive au « bon moment » Séverine Courdier et Lucie Maerel, 44 et 40 ans, sont en cours d’installation à Pitgam (Nord) en production maraîchère

Séverine Courdier et Lucie Maerel se sont rencontrées à l’école de leurs enfants. Les deux mères de famille s’installeront ensemble au début de l’année 2023, au sein d’une exploitation maraîchère à proximité de leurs domiciles. « Il était hors de question pour toutes les deux de quitter notre région », confie Séverine. Après s’être testées une année entière dans l’exploitation, elles viennent d’entrer en couveuse sur cette dernière pour un an. « Cela nous laissera le temps nécessaire pour trouver notre rythme en termes de production, de distribution et pour tester notre relation, explique Séverine. Avec Lucie, nous partageons les mêmes valeurs. Nous sommes complémentaires. Je ne me serais sans doute pas installée seule. »

Cadre de vie stable

« L’avantage d’être deux, c’est que nous pouvons gérer notre temps et même prendre des vacances, voire des week-ends, souligne Lucie. M’installer ne signifie pas sacrifier ma famille. Aujourd’hui, je rentre plus tôt chez moi le soir et je peux aménager mes horaires comme je le souhaite. »

Âgées respectivement de 44 et 40 ans, Séverine et Lucie estiment s’être lancées « au bon moment ». « J’avais fait le tour de mon métier de préparatrice en pharmacie, raconte Lucie. À nos âges, la vie de famille est plus stable, y compris financièrement, il est plus facile de s’installer. Les enfants grandissent, on peut penser à nous. Nous avons rencontré une jeune maraîchère enceinte, je ne sais pas si j’aurais été capable de mener ce projet à sa place. » Séverine, ancienne éducatrice spécialisée, ajoute : « À plus de 40 ans, le temps était venu pour moi de faire quelque chose qui me parle. »

Témoin
Des aides à l’installation après 40 ans À 41 ans, Christophe Schilliger a repris une exploitation laitière en 2021, à Bourg-des-Comptes (Ille-et-Vilaine)

Après des années dans l’industrie aéronautique, Christophe Schilliger rêvait de grands espaces. Il entame alors une première reconversion vers le paysagisme « parce que je n’ai pas osé l’agriculture, confie-t-il. Puis un ami s’est reconverti dans l’agriculture et je me suis dit pourquoi pas moi ? L’élevage m’a semblé être une évidence. »

Après avoir suivi un BTS ACSE en 2015, Christophe devient salarié en chèvrerie pendant un an et demi. Il visite aussi une vingtaine de fermes avant de rencontrer celui qui va lui transmettre la sienne. « Je voulais prendre mon temps avant de m’installer, indique-t-il. De son côté, mon cédant souhaitait continuer encore un peu son activité. La transmission s’est faite sur deux ans. L’obtention de la Dotation jeune agriculteur (DJA) avant mes 40 ans ne devait pas déterminer mon installation. Je pars du principe que le projet doit se réaliser sans cette aide. » Après quelques remplacements ponctuels, Christophe travaille régulièrement dans l’exploitation laitière les quatre derniers mois qui précèdent la transmission, alors qu’il fête ses 41 ans.

Aides régionales et locales

La Bretagne fait partie des régions qui disposent de dispositifs spécifiques aux installés de plus de 40 ans. Elle propose notamment un soutien à l’installation en agriculture (SIA) plafonné à 6 000 € et calculé en fonction des investissements. « Le parcours PPP (plan de professionnalisation personnalisé), le stage de 21 heures et le diplôme agricole indispensable pour l’installation m’ont permis d’en bénéficier, explique Christophe. Puisque je suis installé en agriculture biologique, je vais aussi pouvoir bientôt recevoir une aide supplémentaire à l’installation versée par ma communauté de communes : Vallons de Haute Bretagne Communauté. »

Témoin
« Il faut bien évaluer ses capacités » Catherine Mahé a rejoint un Gaec laitier à Saint-Thomas-de-Courceriers (Mayenne) en 2016 à l’âge de 52 ans, pour créer un atelier de production de plantes aromatiques et médicinales

« J’ai un diplôme d’ingénieur agronome mais je n’avais jusqu’alors pas exercé dans la production. J’ai travaillé dans la recherche en microbiologie, puis en contrôle de gestion et de qualité dans une coopérative maraîchère et, enfin, en tant que commerciale pour la fourniture de compost. J’ai découvert la culture de plantes aromatiques et médicinales de plein champ, cela m’a intéressée.

S’associer pour s’installer

À la cinquantaine, j’ai su que c’était le moment ou jamais pour m’installer. J’ai été accueillie dans le Gaec pour un essai. C’était important pour moi de tester la relation de travail avec mes futurs associés et de voir si nous partagions les mêmes valeurs. J’ai alors démarché mes premiers clients. Je vends à une quinzaine de grossistes des plantes séchées ou distillées. C’est aussi là qu’il faut se demander si on tient le coup physiquement. Ce sont des métiers très manuels qui demandent de l’endurance. Même en étant sportif, il faut bien évaluer ses capacités.

Mes amis m’ont ouvert leur porte, ils étaient ouverts à une diversification. Je n’aurais jamais pu m’installer seule ou dans des dimensions plus modestes. L’association en Gaec m’a permis de limiter les investissements mécaniques et d’accéder au foncier. Mes associés m’ont cédé six hectares de prairies pour cultiver mes plantes aromatiques et médicinales. On s’entraide, je suis d’astreinte pour la traite un week-end sur deux. Toutes nos décisions sont prises à trois. Si je décide d’implanter ou de semer une nouvelle culture, que cela implique une charge de travail supplémentaire, on en discute ensemble. Je n’ai pas eu de frein pour m’installer car j’ai eu un bon appui de mes associés. »

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Source : MSA, traitement ODR.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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