Avec 47 196 producteurs engagés vers l’agriculture biologique, soit 8,5 % de la SAU nationale, la France se positionne à la deuxième place des principaux marchés euro­péens. Depuis 2010, l’engouement pour la bio progresse nettement, poussé par les changements de comportement des consommateurs, plus attentifs à leur environnement ou au bien-être animal.

Mais plus récemment, la crise du coronavirus a rebattu les cartes, avec des consommateurs plus soucieux de leur santé. Certains produits, tels que les œufs ou la volaille de chair, ont connu une hausse ponctuelle de leur consommation pendant le confinement. Mais s’agit-il d’un effet tendanciel ou d’un véritable engouement ? La crise économique et la baisse du pouvoir d’achat inhérente ne permettent pas de prévoir l’évolution à venir sur la consommation du bio, alors qu’apparaissent en même temps de nouveaux concurrents, comme le « zéro pesticide » ou la « HVE », plus abordables.

Avec le plan de relance, ce sont 5 millions d’euros supplémentaires par an jusqu’en 2022 qui sont alloués au Fonds Avenir Bio pour soutenir le développement de la filière en France. Le gouvernement s’est fixé au travers du plan Ambition bio d’atteindre 15 % de la SAU en bio d’ici 2022. De plus, la loi EGalim prévoit, pour janvier prochain, d’approvisionner les cantines à 20 % de produits biologiques, et la modification du cahier des charges à l’AB semble ouvrir des opportunités au marché des protéines végétales bio. Mais quelles perspectives pour les producteurs ?

Dans cette enquête de 16 pages, nous vous proposons des analyses, des témoignages ainsi que des références économiques pour dix productions en agriculture biologique.