À quelques exceptions près, les principaux troubles de la fertilité et de la fécondité des vaches laitières peuvent se prévenir à l’échelle du troupeau. Pour Nicole Hagen, professeure à l’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT), « la gestion du déficit énergétique et la réactivité de l’éleveur au niveau de la détection des chaleurs » en sont deux points clés.

S’il est possible de jouer sur le confort et l’alimentation des animaux pour aider la reprise de cyclicité post-partum et l’expression des chaleurs, certains facteurs peuvent échapper aux producteurs : le vieillissement des animaux, la saison ou le potentiel génétique de la race.

D’après les données de l’observatoire de la reproduction édité par l’Institut de l’élevage, le taux de réussite à la première IA passe de 47 % pour les prim’holsteins à plus de 60 % en simmental. Autre exemple, le ratio de vaches à 3 IA ou plus frôle 30 % pour la première race laitière en France, soit 10 % de plus que pour les montbéliardes ou abondances. « Avoir des vaches à 10 000 kg de lait par an implique de faire des concessions, notamment sur le volet reproduction », indique Nicole Hagen. Pour les producteurs souhaitant grapiller quelques points sur ces indicateurs, le croisement laitier est une piste à explorer.

Dans le cas des systèmes en vêlages groupés, la performance de reproduction des vaches apparaît primordiale. Mais plus globalement, de bons résultats permettent d’optimiser sa stratégie de renouvellement et de réduire la période improductive des animaux. D’après Jean-Luc Verdru, conseiller chez Avenir Conseil Élevage, « un jour d’intervalle vêlage-vêlage de plus coûte environ 3 € par vache. »

Alexandra Courty