L’agrandissement des troupeaux et le réchauffement climatique sont des éléments qui changent la donne lorsqu’il s’agit de réfléchir à la conception d’une stabulation. Cela reste vrai pour le logement des vaches laitières comme celui des allaitantes, utilisés en été ainsi qu’en hiver.

Stéphane Lavoisier, exploitant à la tête de 70 prim’holsteins à Boursin, dans le Pas-de-Calais, a visité de nombreuses installations avant de se lancer dans la réalisation de son projet. Il a créé de toutes pièces bon nombre d’aménagements, comme le plancher de la salle de traite ou le bardage. Fermé en hiver, ce dernier protège les animaux des courants d’air et lorsqu’il est ouvert, il favorise l’accélération des flux, sachant que les bovins ressentent de l’inconfort dès que le thermomètre franchit le seuil de 25 °C.

Les éleveurs disposent d’un large choix technique. Pour les guider, l’Institut de l’élevage a confectionné des maquettes virtuelles en 3D. Ces « assemblages cohérents de propositions complémentaires » seront disponibles à partir du 26 mai 2020 sur le site http://www.rmt-batiments.org.

De son côté, la chambre d’agriculture de la Creuse a publié des plaquettes pour réussir son édifice. Elle les a présentées le 16 janvier dernier à l’occasion d’un rallye « bâtiment » organisé à Parsac et Vigeville. « Aujourd’hui, les stabulations doivent tenir compte aussi bien des vents perturbateurs que de la hausse des températures », souligne Renaud Selles, conseiller « bâtiment ». De plus en plus utilisés, les dômes éclairants, par exemple, ne doivent pas mesurer plus de 2 m de large lorsque la stabulation abrite des animaux en été, sous peine de créer une fournaise au cœur de la structure.

M.-F. Malterre