Comme Cécile et ses ânesses des Pyrénées, Didier et ses bisons des plaines, Carole et ses autruches ou bien Dominique et ses escargots gros gris, des agricultrices et agriculteurs font le choix d’une espèce peu répandue au moment de leur installation. Ces productions origi­nales, pouvant être développées comme atelier principal ou en complément d’activité, suscitent la curiosité des consommateurs. Miser sur le volet ferme pédagogique et valoriser ses produits en vente directe ressort comme la stratégie gagnante.

Dans ces filières, le plus souvent restreintes, le manque de personnel et d’outils spécialisés, en amont comme à l’aval, constitue le revers de la médaille. De fait, les conseillers et vétérinaires formés sur ces espèces à faibles effectifs, en France du moins, ne courent pas les champs.

Heureusement, ingéniosité et entraide entre éleveurs, au travers de divers groupements et associations, permettent à chacun d’imaginer et de construire un système viable, correspondant à leur image.

Alexandra Courty et Lucie Pouchard