Du fait de l’inertie du système climatique, les politiques mises en place pour réduire les émissions de gaz à effet de serre n’auront un impact sur le réchauffement que dans vingt à trente ans. D’ici là, « la messe est dite » et les aléas concernent les fourrages (lire La France agricole n° 3871, du 02 octobre 2020) et les cultures. Ce dossier constitue le deuxième volet de notre série sur les impacts du climat.

Sur les marchés des grains, la situation mondiale doit être étudiée au regard de la diversité des conditions géographiques et pédoclimatiques des grandes zones productrices. Des changements s’opèrent à large échelle : si l’UE, les États-Unis et l’Australie devraient globalement sortir perdants, la situation est favorable pour les pays de la mer Noire et certaines zones septentrionales.

Dans ce contexte, si la France veut maintenir son activité d’exportation, elle va devoir s’adapter et s’orienter notamment vers des systèmes et des variétés plus robustes face à la sécheresse et aux maladies.

Par ailleurs, les acteurs français devront faire face à toujours plus de volatilité sur les marchés (lire La France agricole n° 3863-3864, du 07 août 2020). En revanche, ils pourraient trouver, dans l’évolution de la réglementation des transports maritimes, un avantage compétitif sur les marchés de proximité.

Par Hélène Parisot