Dans l’ensemble, le contexte du printemps 2021 a été peu favorable aux maladies sur blé tendre. Il y a eu une faible à moyenne pression sur septoriose et l’année a été quasi blanche vis-à-vis de la rouille brune. En revanche, la rouille jaune a été observée dès le mois d’avril dans la partie sud du territoire avant d’exploser début mai. Elle s’est aussi développée fin mai dans les Hauts-de-France et a touché les variétés les plus sensibles du Calvados. Les conditions climatiques à la floraison ont ensuite été favorables à la fusariose, notamment en Normandie. À noter : la rouille noire a été signalée pour la première fois dans le Gers début juin, puis dans d’autres régions fin juin.

Arvalis nous apprend, par ailleurs, qu’en 2021 ce sont près de 13,8 quintaux qui ont été préservés grâce à la protection fongicide. Avec un peu plus de maladies qu’en 2020, cela reste une petite année par rapport à la moyenne des quinze dernières. En pratique, le nombre de passages est resté très en retrait par rapport à la moyenne et stable par rapport à l’an dernier. Côté dépenses de fongicides (60 €/ha), elles ont épousé les variations de pression maladie. « On est donc davantage sur des pratiques pilotées que routinières et systématisées », souligne l’institut.

Ces modifications étaient certes possibles parce que le climat a été de la partie mais aussi parce qu’il y a de plus en plus de variétés cultivées résistantes (à la septoriose). De plus, les agriculteurs mobilisent d’autres leviers agronomiques (date de semis, mélanges variétaux…). Certains utilisent aussi des produits de biocontrôle et/ou s’appuient sur des outils d’aide à la décision pour piloter la protection fongicide.

Céline Fricotté

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