S’il fallait encore le démontrer, de nombreux travaux attestent de l’impact négatif des adventices sur les cultures, et plus notamment sur les céréales à paille.

Au sujet de la nuisibilité directe (voir l’infographie ci-contre), une étude menée en France entre 1993 et 2015 nous apprend par exemple que dans 92 % des cas, il y a une perte significative de rendement sur blé. Cette dernière serait en moyenne de 26 q/ha lorsque la parcelle n’est pas traitée (et atteindrait jusqu’à 64 q/ha). Mais la nuisibilité secondaire des mauvaises herbes, qui correspond à l’impact des plantes adventices lorsqu’elles grainent et réalimentent le stock semencier du sol, vient aussi s’ajouter.

Quel que soit le moyen employé pour y parvenir, la gestion des mauvaises herbes reste donc primordiale, d’autant plus que le nombre d’espèces résistantes ne cesse de s’accroître d’année en année.

Pour y parvenir et éviter l’apparition de ces résistances, il faut miser sur plusieurs moyens de pression via la lutte agronomique, ainsi que par l’alternance des modes d’action des herbicides (groupe Hrac) au sein de la rotation.

C’est d’ailleurs ce à quoi s’emploie Étienne Noyau, dans le Loir-et-Cher (lire p. 48) : « Je suis très attentif à la pression des adventices, ray-grass en tête, sur toutes mes parcelles car à la moindre impasse, on peut aller vers le clash ! »

Céline Fricotté