Bouteilles de vin, fruits ou légumes… Le logo HVE apparaît de plus en plus. Née du Grenelle de l’environnement en 2008, la certification a rejoint le tableau des signes officiels depuis bientôt dix ans. Si elle peine à décoller à ses débuts, elle connaît un second élan depuis 2018, à l’occasion des États généraux de l’alimentation.

Le label qui valorise les bonnes pratiques agricoles en matière environnementale a séduit plus de 8 000 exploitations, selon les dernières données du ministère de l’Agriculture en date du 1er juillet 2020. Mais sur ce total, seules 411 étaient en grandes cultures. La loi biodiversité fixe un objectif de 15 000 exploitations certifiées HVE en 2022 et 50 000 d’ici à 2030.

En octobre 2020, l’AGPB (1) souhaitait « engager massivement les céréaliers » dans la démarche de certification environnementale, dont le troisième niveau correspond à la HVE, l’estimant « nécessaire et utile ». À la demande des organisations professionnelles, les instituts techniques « grandes cultures » ont publié le même mois un guide pratique pour atteindre le deuxième niveau (2). Cette récente mise en avant pourrait accélérer l’engagement des exploitations de grandes cultures, pour l’heure freiné par, entre autres, un manque de valorisation économique.

Blandine Caillez, Justine Papin et Hélène Parisot

(1) Association générale des producteurs de blé.

(2) www.arvalis-infos.fr/guide_pratique_certification_environ nementale.pdf