«C’est dingue de payer sa brique de lait toujours aussi cher, alors que l’on touche un quart du prix en moins pour notre lait », résume un éleveur agacé. Comprendre le pourquoi de la chute du prix du lait à la production qu’ils subissent depuis plus de dix-huit mois, et pourquoi on leur annonce déjà qu’il remontera en 2017… Les éleveurs aimeraient bien mais l’exercice est difficile.

Mécanique pour initiés

Force est de constater l’opacité et le silence qui règnent quand il s’agit de décrypter les calculs qui président à la fixation du prix (lire page 46). Les conséquences sont bien connues : une fluctuation beaucoup plus importante qu’auparavant. Il y a donc urgence à trouver des formules plus claires, en particulier à l’heure où les premiers contrats entre éleveurs et laiterie privée, signés il y a cinq ans, arrivent à échéance. La réflexion est déjà entamée entre certaines organisations de producteurs (OP) et leurs transformateurs. La filière y est fortement encouragée par l’application prochaine de la loi Sapin II (lire page 47).

S’affranchir de la volatilité

Il faut maintenant voir plus loin que les simples pansements éphémères que sont les mesures de crise. Plusieurs laiteries ont mis en place des formules lissant le prix payé à leurs éleveurs (page 49). C’est le cas de la coopérative Sodiaal, avec son contrat à marge sécurisée ; de la fromagerie Gillot et de son prix annuel plancher à 315 €/1 000 l ; ou encore de Danone avec ses prix indexés sur des coûts de production. D’autres outils, tels les assurances revenu ou les fonds mutuels sont des pistes évoquées (lire page 50).

La volatilité du prix du lait n’est pas une seule affaire franco-française. Ailleurs aussi, les filières vivent avec les fluctuations du marché mondial, et avec leurs propres outils, comme en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Irlande (page 50).

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Prix du lait : Trouver la bonne formule de calcul