En s’inspirant directement de la photosynthèse des végétaux, les colorants photosensibles des cellules solaires fabriquées à partir de colorants organiques sont capables de produire de l’électricité lorsqu’ils sont exposés au soleil. Une équipe française du CEA vient d’inventer un nouveau procédé qui fait varier la couleur en fonction de l’intensité lumineuse. Cette solution ouvre la voie à l’utilisation de vitrages photovoltaïques sur les toits des bâtiments d’élevage.

Un colorant spécifique

Pour parvenir à teinter le vitrage en fonction de la luminosité, le CEA a développé un nouveau colorant. Les cellules solaires sont fabriquées à partir de deux pièces de verre recouvertes d’un oxyde transparent conducteur et qui servent chacune d’électrode. L’une des pièces est également recouverte de dioxyde de titane. Un électrolyte liquide est ensuite injecté dans la structure, ainsi que le colorant. Le colorant absorbe la lumière et il injecte un électron dans l’une des électrodes.

Le colorant converti les photos en électrons

Ce colorant change alors d’état pour se présenter sous une forme oxydée puis, grâce à une réaction d’oxydoréduction avec l’électrolyte, il va se régénérer, c’est-à-dire qu’il va récupérer un électron en provenance de l’autre électrode. Le circuit électrique ainsi créé produit l’énergie.

 

Pour le moment, l’efficacité énergétique de ce procédé est de 4 %, ce qui est encore très loin des 14 % obtenus en laboratoire par d’autres technologies. Le CEA travaille en ce moment au développement d’autres colorants qui s’adaptent plus rapidement aux variations de luminosité.