Les semis de céréales approchent à grands pas et la réussite de la mise en terre constitue un premier pas vers une bonne croissance de la plante. Pour éviter certains pièges, le bon réglage du semoir ou du combiné de semis est essentiel.

 

Si les roues du DPA sont équipées de pneus, leur gonflage influence directement la précision de la mesure de vitesse. © L. Coassin
Si les roues du DPA sont équipées de pneus, leur gonflage influence directement la précision de la mesure de vitesse. © L. Coassin

Le contrôle de l’état des organes n’est pas à négliger, des rongeurs peuvent avoir sectionné des faisceaux et des pailles risquent de provoquer des bouchons dans les descentes, notamment avec les semences de ferme. S’assurer que tout est en état de fonctionner permet de ne pas fausser les mesures lors des réglages.

 

Les chandelles du relevage arrière du tracteur doivent être à la même hauteur au centimètre près pour que la machine soit horizontale sur la largeur. © C. Le Gall
Les chandelles du relevage arrière du tracteur doivent être à la même hauteur au centimètre près pour que la machine soit horizontale sur la largeur. © C. Le Gall

À l’horizontale

Les semoirs possèdent souvent une rampe de semis sur deux lignes, l’une en retrait par rapport à l’autre. La profondeur de la graine étant le réglage le plus important, ces deux lignes doivent travailler à la même hauteur. Il est donc essentiel de contrôler le troisième point afin d’avoir un engin d’aplomb. Cette horizontalité peut se vérifier à l’aide d’un niveau à bulle. Pour terminer le réglage de la profondeur de semis, la manipulation dépend du montage des éléments semeurs et des conditions. Plus le terrain est dur, plus il faudra augmenter la pression au sol par exemple.

 

Sur les semoirs à deux rangées d’éléments semeurs, le troisième point doit être réglé afin que la machine soit parfaitement parallèle au sol, pour avoir la même profondeur sur chaque rangée. © C. Le Gall
Sur les semoirs à deux rangées d’éléments semeurs, le troisième point doit être réglé afin que la machine soit parfaitement parallèle au sol, pour avoir la même profondeur sur chaque rangée. © C. Le Gall

Lorsque le semoir est associé à une herse rotative, le débit de chantier de l’ensemble est alors dicté par l’outil animé et non par la capacité du semoir. Il en va de même pour les semoirs associés à des outils non animés. Le rouleau de la herse rotative contrôle la profondeur de travail mais elle aussi doit travailler à plat. Le semoir doit être attelé à la herse avec la même attention que s’il était directement avec le tracteur.

 

Le traditionnel test du débit consiste à simuler le semis sur un hectare directement dans la cour de ferme. Cela permet de calibrer les réglages du doseur par rapport aux abaques. © L. Coassin
Le traditionnel test du débit consiste à simuler le semis sur un hectare directement dans la cour de ferme. Cela permet de calibrer les réglages du doseur par rapport aux abaques. © L. Coassin

Mettre la dose

L’étape la plus connue de la mise en route du semoir est le réglage de la densité de semis. En premier lieu, l’utilisateur règle le semoir en fonction de la dose souhaitée et des recommandations des abaques des constructeurs. Ensuite, il simule l’avancée du tracteur en faisant tourner l’organe de dosage via une manivelle, la roue de prise d’information de vitesse ou le terminal. Les graines tombent alors dans un bac. Les abaques précisent le nombre de tours à réaliser. Le contenu tombé dans le bac est ensuite pesé par l’agriculteur.

 

Pour les semoirs pneumatiques, le régime de la turbine doit faire l’objet d’une surveillance régulière. © L. Coassin
Pour les semoirs pneumatiques, le régime de la turbine doit faire l’objet d’une surveillance régulière. © L. Coassin

Si le résultat ne correspond pas à la dose souhaitée, il faut adapter ses réglages et recommencer l’opération jusqu’à tomber sur la bonne dose. Les semoirs dont l’entraînement est hydraulique ou électrique réaliseront eux-mêmes le calibrage après la première pesée grâce à leur terminal. Pour les semoirs pneumatiques, une dernière vérification est de mise : l’adaptation de la vitesse de la turbine à la semence.

Les tuyaux de descente de la graine peuvent avoir été percés ou bouchés pendant le remisage ou la saison précédente. Il est aussi fréquent que des rongeurs s’introduisent pour manger les restes de semences. © C. Le Gall
Les tuyaux de descente de la graine peuvent avoir été percés ou bouchés pendant le remisage ou la saison précédente. Il est aussi fréquent que des rongeurs s’introduisent pour manger les restes de semences. © C. Le Gall

 

Enfin, la herse de recouvrement doit être suffisamment agressive pour refermer les sillons sans pour autant les perturber. Une position trop agressive accélère, par ailleurs, l’usure des peignes.

Pour créer un lit de semences suffisamment fin, le chauffeur adapte la vitesse de rotation de la herse rotative et ajuste régulièrement sa profondeur de travail. © C. Le Gall
Pour créer un lit de semences suffisamment fin, le chauffeur adapte la vitesse de rotation de la herse rotative et ajuste régulièrement sa profondeur de travail. © C. Le Gall

 

L. Coassin