«Les résultats ne sont pas encore parfaits mais on progresse, se félicite Olivier Raux, nutritionniste référent d’Elvup. Notre but est d’atteindre 70 % d’IFG (indice de fragmentation du grain) sur tous les chantiers d’ensilage. »

C’est devenu une tradition. En novembre, Elvup réalise son Défi ensileuses. Ce service de conseil en élevage, de l’Orne, est le fer de lance français de la qualité de l’ensilage et en particulier de l’éclatage du grain, « qui fournit tout de même 60 % de l’énergie de l’ensilage », rappelle Olivier Raux.

Disques efficacesmais usants

Pour le troisième Défi, Elvup n’a pas souhaité comparer les différentes marques, comme lors des deux premières éditions, mais plutôt se concentrer sur les éclateurs, pièces maîtresses de la réussite de la fragmentation des grains.

L’équipe a tout d’abord comparé les performances d’un éclateur classique à rouleaux et d’un modèle à disques, plus rare. Dans un maïs très sec, impacté par le pic de chaleur de fin septembre, l’IFG obtenu en moyenne n’est que de 63 %. « C’est encore un peu éloigné de l’objectif de 70 %, remarque Olivier Raux, mais c’est beaucoup mieux que les résultats enregistrés lors des premiers Défis. »

Seul l’éclateur à disques, réglé avec un écartement de 1 mm entre les deux éléments, a dépassé la cible avec 76 % d’IFG. Mais les rouleaux, réglés à 1 mm ont, eux aussi, été très proches. Olivier Raux tempère la performance des disques : « C’est vrai qu’ils fragmentent mieux, mais ils sont aussi très sensibles à l’usure. Une de nos Cuma n’a pas réussi à finir la campagne sans les remplacer.Il faudrait aussi, dans un prochain Défi, mesurer la différence de consommation avec ce type d’éclateurs. »

Régler le différentiel

Du côté de l’éclateur à rouleaux, les enseignements sont clairs. « On gagne de trois à quatre points d’IFG par millimètre de serrage entre 1 et 3 mm, constate Olivier Raux. De même, le chauffeur ne doit pas négliger le réglage du différentiel de vitesse entre les deux rouleaux, puisqu’en passant de 30 à 40 % d’écart de vitesse de rotation, on acquiert plus de cinq points d’IFG. Ce Défi a montré que l’influence de l’écartement et du différentiel était plus importante que nous pouvions le penser. »

Corinne Le Gall