Près d’un tiers des vaches en lactation du Gaec Gaumain-Sarran nécessitait des pansements aux pattes jusqu’à l’installation du dispositif Meteor, de Lely. Sur cette ferme située à Avessac, en Loire-Atlantique, Élodie Ricordel et ses trois associés ont investi en 2009 dans leur premier robot de traite, un Lely A3, suivi par un A4 quelques années plus tard. « Quand il a été installé, en 2016, le A3 a évolué : on l’a équipé d’un compteur cellulaire, et, en septembre 2018, nous avons ajouté l’option Meteor sur les deux robots, de façon à lutter contre la dermatite digitée (aussi appelée maladie de Mortellaro). »

Six fois moins de pansements un an plus tard

Les boiteries constituaient un problème récurrent au sein de la stabulation sur caillebotis dans laquelle évoluent 120 vaches en lactation. « Deux fois par an, au printemps et à l’automne, nous faisons venir des pareurs », confie Élodie, et les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les factures de 2018, on constate en effet 41 pansements effectués à la fin mars, et 36 autres au mois de septembre. « C’est juste après ce parage qu’on a mis en place le système Meteor. On n’a rien dit aux pareurs, on voulait voir s’ils remarqueraient une différence. Quand ils sont revenus au printemps dernier, à la découverte de la baisse du nombre de pansements, ils nous ont demandé ce que nous avions fait. Et ce mois-ci, ils étaient époustouflés par les résultats. » Et pour cause : 22 pansements en avril et seulement 6 début octobre, soit six fois moins qu’un an auparavant.

Trois désinfections par semaine

Pour Élodie, « c’est la régularité qui importe face à ce problème sanitaire. Le pédiluve était une solution trop contraignante pour être régulière. Aujourd’hui, les pattes arrière sont lavées par un jet d’eau savonneuse sous pression au début de chaque traite, soit deux fois et demie par jour en moyenne. De la même manière, trois fois par semaine, du désinfectant est pulvérisé à la fin de la traite ».

Le système Meteor est constitué d’une barre sur laquelle se trouvent deux buses d’aspersion et une pompe reliée à deux bidons. Un voyant prévient quand il faut purger les tuyaux (en appuyant sur un bouton) ou changer les bidons. Le premier est un petit de 6 kg pour le désinfectant qu’il suffit de remplacer tous les six mois. Le deuxième, plus gros, contient le nettoyant, à recharger tous les dix jours environ, en diluant cinq litres de produit dans cinquante litres d’eau. L’agricultrice prévient : « Il est nécessaire de prévoir des gros approvisionnements. La première fois, je n’avais commandé que quelques bidons, et les frais de ports se sont avérés très élevés. Cette fois, j’ai commandé pour un an de consommation, les frais de port étaient offerts. »

L’installation du Meteor coûte 6 500 euros par robot. Entre les économies en soins, le gain de temps, en production et le bien-être animal, il a su satisfaire les quatre associés du Gaec Gaumain-Sarran.

Gildas Baron