Ils s’appellent Tom, Dick ou Harry et ce sont les futurs travailleurs des champs de l’Angleterre post-Brexit. Ils ne sont pas la nouvelle génération de salariés agricoles Outre-Manche, mais des petits robots qui évoluent sous les ordres de Wilma, l’intelligence artificielle. Soutenue par du financement participatif, la start-up Small Robots (petits robots en anglais) mise sur l’automatisation pour pallier le départ de la main-d’œuvre étrangère après le Brexit. Pour Small Robots, l’avenir est dans les essaims de petits robots. Chaque unité est capable de réaliser une tâche avec une grande précision mais sur une largeur mininale, d’où l’intérêt de travailler en essaim.

Un robot-semoir en test

Le robot le plus proche de la commercialisation est Harry. Ce semoir monograine autonome ressemble à une araignée et couvre une surface de 1,8 m². Il est capable de semer à une profondeur régulière, sans bouleverser la structure du sol car pour mettre la graine en terre, Harry exerce une pression verticale. L’avantage de cette solution, c’est que le robot est capable d’enregistrer l’emplacement de chaque graine et de remonter l’information à Wilma, l’intelligence artificielle de la plateforme. Cette dernière est alors en mesure d’établir une cartographie précise de la culture, avant même la levée. Ces informations servent ensuite à établir les cartes de préconisation pour les robots de fertilisation et de traitement. Les tests de semis avec Harry sont en cours dans le Shropshire, à la frontière avec le pays de Galles.