L’industrie ferroviaire fait partie des grands consommateurs de glyphosate. La SNCF est d’ailleurs le premier avec 35 tonnes par an. Cela en fait un puissant allié de l’agriculture pour la recherche de solutions alternatives.

Investir dans des technologies et des start-ups similaires

Des synergies entre l’agriculture et le ferroviaire ont déjà eu lieu. En effet, Bayer développe pour sa division industrielle le Smart Weeding System (SWS), une technologie de pulvérisation ciblée utilisant l’intelligence artificielle.

 

Cette dernière est fournie par Bilberry, une start-up française spécialisée dans l’agriculture ayant récemment fait parler d’elle. C’est elle qui collabore avec Berthoud pour une technologie similaire destinée au traitement ciblé des adventices dans les champs.

Des machines déjà sur le terrain

Le SWS installé sur un train est doté de 12 caméras. Elles communiquent en direct avec 4 ordinateurs nécessaires au fonctionnement de l’algorithme de reconnaissance des mauvaises herbes qui donne l’ordre d’envoyer de la bouillie lorsqu’il détecte une adventice.

 

Le SWS prend également en compte la vitesse du vent pour ne pas risquer de sortir de la zone cible. Lorsqu’il détecte des rafales à plus de 19,8 km/h, le système s’arrête de lui-même pour ne pas risquer de dérive. Le dispositif fonctionne et garde une précision centimétrique jusqu’à 55 km/h.

 

Par ailleurs, les cartographies issues des passages du train restent stockées sur une plate-forme web afin de connaître les doses utilisées et de réaliser un suivi de l’évolution des mauvaises herbes. Des trains équipés du système circulent déjà entre Le Mans et Rennes sur la récente ligne LGV.

 

De tels systèmes sont également en test pour l’agriculture et ont été présentés par plusieurs constructeurs au Sima 2019. L’utilisation de cette technologie par d’autres secteurs pourrait accélérer son développement afin que les agriculteurs puissent profiter d’une solution spécifique et fiable rapidement.