Avoir un conseiller toujours disponible et dans sa poche : voila la promesse des OAD. Ces assistants à la prise de décision ne remplacent pas l’expérience et le savoir-faire de l’agriculteur mais ils peuvent se substituer partiellement aux conseillers techniques, et ce d’autant plus que ces derniers se raréfient avec la mise en place de la séparation du conseil et de la vente.

Malgré leur potentiel, les OAD sont encore très peu utilisés en France. Selon une étude Arvalis-BVA, seulement 12 % des agriculteurs utilisaient cet outil en 2020, contre 11 % en 2018. Dans une enquête menée en parallèle, la chaire AgroTic a constaté que les utilisateurs d’OAD ne les sollicitaient qu’une ou deux fois par an, en moyenne. Il est néanmoins possible que ce chiffre soit un peu sous-estimé, l’OAD étant utilisé par des conseillers de terrain et donc indirectement par les agriculteurs. Sur les 150 OAD identifiés par Arvalis sur le marché français, les plus employés sont ceux liés à la fertilisation, notamment pour les exploitants qui pratiquent la modulation. Le suivi et la prédiction des maladies arrivent en seconde position.

Alors qu’il devient compliqué d’obtenir l’appui d’un technicien de terrain rapidement depuis la séparation du conseil et de la vente, et que les incidents climatiques se multiplient, les OAD peuvent devenir un précieux assistant dans la conduite et l’exploitation.

Leurs possibilités sont encore mal connues des agriculteurs mais il est pos­sible de les appréhender en consultant les nombreux outils gratuits mis à disposition­ par les instituts techniques. Le partenariat entre l’exploitant et son conseiller virtuel ne fait que commencer.

Corinne Le Gall

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IDE À LA DÉCISION OUTILS D’AIDE À LA DÉCISION : Des conseillers personnels encore sous-utilisés Des conseillers personnels encore sous-utilisés