Au regard des dépenses que représentent les médicaments vétérinaires sur leur atelier laitier, certains éleveurs sont tentés par des solutions alternatives à la médecine allopathique classique. L'idée d'appliquer des traitements plus "naturels" fait aussi son chemin.

Dans le Finistère, Sylviane le Tirant a franchi ce pas il y a sept ans. Désormais, l'éleveuse n'hésite plus à recourir à l'acupuncture et à l'homéopathie pour soigner ses vaches laitières. Les bons résultats obtenus sur le troupeau sont aussi le fruit d'un suivi technique rigoureux. Et pas question de s'interdire les protocoles de soins classiques lorsqu'ils sont nécessaires.

Edwige Bornot, docteure vétérinaire pratiquant la phytothérapie et l'aromathérapie, estime d'ailleurs que les médecines douces gagnent à être associées aux pratiques allopathiques traditionnelles. La praticienne souligne également qu'avant se lancer dans les méthodes alternatives, il convient d'avoir un troupeau sain.

Il est aussi indispensable de bien connaître la réglementation. Si le cadre est plutôt souple s'agissant de l'homéopathie ou de l'acupuncture, l'usage thérapeutique à des produits à base de plantes  (lire l'encadré) est particulièrement encadré. Afin de mesurer l'efficacité de ces derniers sur les mammites, plusieurs essais ont été conduits, à l'échelle française et européenne. La plupart de ces travaux doivent se poursuivre pour consolider les premières conclusions.